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L’Iran dit avoir développé la technologie d’un missile de croisière supersonique

Selon les médias, le projectile fait partie d'une "nouvelle génération de missiles de croisière iraniens" qui renforcera la "capacité de réaction" de Téhéran "en cas de conflit armé"

Illustration : Un missile de croisière iranien lancé lors d'un exercice naval dans le golfe d'Oman, le 18 juin 2020. (Crédit : Armée iranienne via AP)
Illustration : Un missile de croisière iranien lancé lors d'un exercice naval dans le golfe d'Oman, le 18 juin 2020. (Crédit : Armée iranienne via AP)

L’Iran aurait développé la technologie nécessaire à la fabrication d’un missile de croisière supersonique, selon un reportage iranien publié mercredi. Il s’agit de la dernière affirmation en date de la République islamique concernant ses avancées militaires, alors que les Occidentaux s’inquiètent de plus en plus du programme balistique iranien.

L’agence de presse semi-officielle Tasnim a déclaré que le projectile développé dans le pays, et qui n’a pas été nommé, faisait actuellement l’objet de tests et faisait partie d’une « nouvelle génération de missiles de croisière iraniens ».

« Le projectile supersonique ouvrira un nouveau chapitre dans les technologies de défense de l’Iran, car il est extrêmement difficile d’intercepter un missile de croisière volant à des vitesses supersoniques », affirme le reportage.

L’agence de presse a également indiqué que le missile exploitait un système de moteur plus avancé que le modèle sur lequel l’industrie iranienne de l’armement s’appuyait auparavant.

« Les missiles de croisière navals et le développement de missiles de croisière supersoniques renforceront considérablement la capacité de réaction de l’Iran en cas de conflit militaire et empêcheront les forces d’invasion de réagir à temps », a ajouté l’agence.

Mais l’Iran a déjà fait des déclarations douteuses et exagérées concernant ses capacités militaires et il n’y a pas eu de confirmation indépendante de cette annonce.

« Tout va plus vite, c’est ça qui change la donne, et il (un missile hypersonique, NDLR) change de route. Il est donc difficile de savoir s’il vient vers nous ou pas, il y a un défi de prédiction de leur comportement » mais il « peut être intercepté, particulièrement en phase terminale », expliquait Lionel Mazenq de la direction Future Systems du groupe européen MBDA depuis le Salon du Bourget en juin dernier.

L’enjeu se porte dorénavant sur les générations émergentes de missiles hypersoniques, combinant vitesses extrêmes et capacité de manoeuvre en continu, volant de façon quasi-horizontale à des altitudes non couvertes par les boucliers aériens actuels, comme les planeurs hypersoniques (D-17 chinois) et les missiles de croisière hypersoniques (Zircon russe).

Pour contrer ces deux catégories de missiles, il est nécessaire de combiner un système d’alerte à un intercepteur (missile) lui-même hypersonique. « On doit être plus manoeuvrant qu’eux, avec des vitesses colossales au moment de l’interception, de plus de 12 000 km par heure », soulignait M. Mazenq.

« Le défi est de vaincre cette menace (vitesse + manoeuvrabilité, NDLR) à une altitude entre 25 et 75-80 km, là où la plupart des systèmes de défense actuels se sentent mal à l’aise », déclarait Pini Yungman, vice-président exécutif et chef de la division de la défense aérienne au sein du groupe israélien Rafael.

Dans ce « trou » de plusieurs dizaines de kilomètres, les projectiles hypersoniques « peuvent planer, faire des bonds, toutes sortes de manoeuvres », indiquait le général Yungman.

Pour y faire face, Rafael avait dévoilé au Bourget un exemple de son missile antimissile hypersonique, Skysonic, sur un stand en ébullition où  le ministre de la Défense Yoav Gallant s’était rendu. Skysonic possède, entre autres, « un autodirecteur unique pour détecter et suivre la menace, (qui réagit) en milli voire nano secondes », relevait le général Yungman.

Rafael a déjà investi des « dizaines de millions de dollars » dans la conception et cherche désormais des partenaires étatiques pour le développement, alors que l’Iran, avait dévoilé début juin son premier missile balistique hypersonique conçu localement et capable de se déplacer à une vitesse 15 fois supérieure à celle du son. Aucune image d’un lancement réussi du nouveau missile, appelé Fattah, ou « Conquérant » en farsi, n’a été diffusée.

Les armes hypersoniques, qui volent à des vitesses supérieures à Mach 5, soit cinq fois la vitesse du son, pourraient poser des problèmes cruciaux aux systèmes de défense antimissile en raison de leur vitesse et de leur manœuvrabilité. L’Iran a décrit le Fattah comme étant capable d’atteindre Mach 15, soit 15 fois la vitesse du son.

À l’époque, Gallant avait balayé l’affirmation iranienne concernant le missile hypersonique, affirmant qu’Israël aurait toujours une solution pour le contrer.

 

 

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