L’Iran et le Comité olympique palestinien réclament l’exclusion d’Israël des JO
La diplomatie française a d'ores et déjà salué la présence des athlètes israéliens et prévu que leur protection soit assurée par une unité d'élite de la gendarmerie nationale

L’Iran et le Comité olympique palestinien ont appelé mardi à interdire aux athlètes Israéliens de participer aux Jeux olympiques 2024 de Paris en raison de la guerre entre Israël et les terroristes palestiniens du Hamas.
Les sportifs israéliens « ne méritent pas d’être présents aux JO de Paris à cause de la guerre contre les innocents de Gaza », a assuré le ministère iranien des Affaires étrangères sur X.
La République islamique ne reconnaît pas Israël, son ennemi juré, et interdit tout contact entre athlètes iraniens et israéliens.
« Annoncer l’accueil et la protection de la délégation du régime terroriste sioniste de l’apartheid signifie seulement donner une légitimité aux tueurs d’enfants », a ajouté le texte iranien en utilisant le hashtag #BanIsraelFromOlympics (« Interdire Israël des Jeux olympiques »).
À Ramallah, le Comité olympique palestinien a annoncé lundi avoir formellement demandé au Comité international olympique « l’exclusion immédiate d’Israël des Jeux olympiques de Paris-2024 », estimant notamment qu’Israël a violé la trêve olympique proclamée par le CIO en menant des « bombardements sur Gaza ayant eu pour conséquence des victimes civiles ».
La lettre officielle adressée au président du CIO, Thomas Bach, mais aussi à Gianni Infantino, son homologue à la Fédération internationale de football (FIFA) via la Fédération palestinienne, « observe que la CIO et la FIFA ont par le passé agi de manière décisive contre des atteintes à la trêve olympique » et cite notamment « la suspension des équipes russes par le Comité international olympique en réponse à l’invasion de l’Ukraine ».
Le Comité palestinien demande donc « d’appliquer la même règle à Israël et de suspendre des équipes des Jeux olympiques ».
Le ministre français des Affaires étrangères avait annoncé lundi que la délégation israélienne était la « bienvenue en France », et que la protection des athlètes serait assurée par une unité d’élite de la gendarmerie nationale.
Dans une déclaration similaire en février, la Fédération iranienne de football avait demandé à la FIFA de suspendre son homologue israélienne en raison de la guerre menée par Israël dans la bande Gaza.
La FIFA a déjà annoncé qu’elle reportait à fin août sa décision sur des sanctions potentielles contre Israël, permettant ainsi à l’équipe de football masculine israélienne de participer aux Jeux olympiques.