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L’Iran lance la construction d’une nouvelle centrale nucléaire

La centrale de 300 mégawatts, érigée dans le district de Darkhovin, coûtera entre 1,5 et 2 milliards de dollars, a dit le chef de l'agence iranienne pour l'énergie atomique (OIEA)

Photo d'illustration : Le bâtiment du réacteur de la centrale nucléaire de Bushehr, juste à l'extérieur de la ville méridionale de Bushehr, en Iran, le 26 octobre 2010. (Crédit : AP Photo/Mehr News Agency, Majid Asgaripour)
Photo d'illustration : Le bâtiment du réacteur de la centrale nucléaire de Bushehr, juste à l'extérieur de la ville méridionale de Bushehr, en Iran, le 26 octobre 2010. (Crédit : AP Photo/Mehr News Agency, Majid Asgaripour)

l’Iran a démarré la construction d’une nouvelle centrale nucléaire dans la province du Khouzestan, dans le sud-ouest du pays, a annoncé samedi l’agence iranienne pour l’énergie atomique (OIEA).

Le chantier, dont le lancement a été annoncé à la télévision d’Etat par le chef de cette agence Mohammad Eslami, devrait durer sept ans.

La centrale de 300 mégawatts, érigée dans le district de Darkhovin, coûtera entre 1,5 et 2 milliards de dollars, a ajouté M. Eslami.

L’Iran opère aussi une centrale nucléaire à Bouchehr, à l’extrême-sud du pays, d’une puissance de 1.000 mégawatts.

Mohammad Eslami, chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), s’exprimant lors de la 66e Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne, en Autriche, le 26 septembre 2022. (Crédit : AP Photo/Theresa Wey)

A l’origine, la centrale de Dharkovin « aurait dû être construite par une société française » qui a fait machine arrière sur « ses engagements » après la Révolution islamique en 1979, selon le chef de l’organisation pour l’énergie atomique.

« Ensuite les autres pays ont évité de coopérer avec la République islamique d’Iran à cause des sanctions », a poursuivi M. Eslami.

Dans le cadre d’un accord historique conclu en 2015, l’Iran avait accepté de geler ses activités d’enrichissement d’uranium à Fordo, une usine souterraine située à 180 kilomètres au sud de Téhéran.

Téhéran s’était engagé à limiter à 3,67 % le seuil d’enrichissement dans le cadre de cet accord conclu par l’Iran d’un côté, et par les Etats-Unis, la Chine, la France, le Royaume-Uni, la Russie et l’Allemagne de l’autre.

Image satellite du site de l’usine d’enrichissement d’uranium de Fordo, en Iran. (Capture d’écran YouTube/Google Earth)

Le pacte (JCPOA) offrait à l’Iran un allègement des sanctions internationales en échange de garanties que Téhéran ne se doterait pas de l’arme atomique, un objectif que la République islamique a toujours nié poursuivre.

Cependant, après le retrait des Etats-Unis du JCPOA en 2018 sous la présidence de Donald Trump et le rétablissement des sanctions américaines qui étouffent son économie, Téhéran s’est progressivement affranchi de ses obligations.

L’Iran a ainsi enclenché en janvier 2021 le processus destiné à produire de l’uranium enrichi à 20 % dans l’usine de Fordo. Puis en avril 2021, il a annoncé avoir commencé à produire de l’uranium enrichi à 60 % à Natanz, se rapprochant des 90 % nécessaires pour produire une bombe atomique – donc très loin des 3,67 %.

Le mois dernier, Téhéran a annoncé avoir commencé à produire à Fordo de l’uranium enrichi à 60 %, une nouvelle entorse à ses engagements.

Des négociations pour relancer l’accord de 2015 ont débuté en avril 2021 mais elles sont à l’arrêt ces derniers mois, après un regain de tensions entre l’Iran et les grandes puissances participant à l’accord.

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