L’Iran pend un homme pour son rôle dans les manifestations, disant qu’il travaillait pour le Mossad
Le régime a intensifié ses exécutions depuis le début de la guerre avec Israël et les États-Unis, mettant à mort 9 personnes liées aux manifestations depuis la mi-mars
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TÉHÉRAN — L’Iran a exécuté samedi un homme pour son rôle présumé dans les manifestations antigouvernementales massives qui avaient secoué le pays au mois de janvier, affirmant qu’il avait mené une « mission » pour le compte des services secrets israéliens, ont annoncé les autorités judiciaires.
Il s’agit de la dernière d’une série d’exécutions qui ont eu lieu depuis le début de la guerre avec Israël et les États-Unis.
Erfan Kiani a été pendu après que sa condamnation a été confirmée par la Cour suprême du pays, a indiqué le site internet Mizan Online, le site des autorités de la justice.
Le site a affirmé que Kiani avait été « l’un des principaux agents » d’une « mission confiée par le Mossad » lors des troubles qui étaient survenus dans la province d’Ispahan, au centre de l’Iran.
Les juges l’ont accusé de « destruction de biens publics et privés, d’incendie criminel, de possession et d’utilisation de cocktails Molotov, de port d’arme blanche, de blocage de voies de circulation, d’agression contre des agents, avec pour objectif de semer la peur et la panique parmi les citoyens ».
Son exécution a suivi la pendaison, jeudi, d’un autre homme qui avait été condamné pour appartenance à un groupe d’opposition interdit.
L’Iran a intensifié ces dernières semaines les exécutions dans le cadre de sa guerre contre Israël et les États-Unis qui a débuté le 28 février.
Les autorités ont tenté de présenter les manifestations massives – qui avaient été violemment réprimées et qui avaient fait des milliers de morts – comme un complot ourdi par Israël, les États-Unis et des groupes d’opposition, notamment les Moudjahidine du peuple, un groupe interdit.
Les manifestations avaient initialement commencé sous la forme d’un mouvement de protestation à l’encontre de la situation économique désastreuse au sein de la république islamique. Elles s’étaient ensuite rapidement propagées à travers tout le pays.
Depuis le 19 mars, les autorités iraniennes ont exécuté neuf hommes pour des chefs d’accusation liés aux manifestations.
L’Iran est le deuxième pays au monde à recourir le plus à la peine de mort après la Chine, selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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