L’Iran place un think-tank américain et son directeur sur sa liste noire
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L’Iran place un think-tank américain et son directeur sur sa liste noire

La FDD avait fermement exprimé son désaccord avec l'accord international sur le nucléaire de 2015

Logo de la Fondation pour la défense des démocraties (National Endowment for Democracy (NED)). (Crédit : CC BY-SA 4.0)
Logo de la Fondation pour la défense des démocraties (National Endowment for Democracy (NED)). (Crédit : CC BY-SA 4.0)

L’Iran a placé sur sa liste noire la Fondation pour la défense des démocraties, un groupe de réflexion basé aux Etats-Unis, et son directeur, Mark Dubowitz, les accusant d’être à l’origine de « terrorisme économique » contre la République islamique.

Le ministère des Affaires étrangères iranien a affirmé dans un communiqué publié tard samedi que la « soi-disante Fondation pour la défense des démocraties (FDD) et son directeur avaient été ajoutés à la liste (des personnes ou organisations) sanctionnées » par l’Iran.

La FDD avait fermement exprimé son désaccord avec l’accord international de 2015 destiné à limiter le programme nucléaire iranien en échange de la levée de sanctions contre l’Iran.

Les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement de cet accord en mai 2018, avant de réimposer de lourdes sanctions économiques contre la République islamique.

Le directeur de la Fondation pour la défense des démocraties, Mark Dubowitz. (Crédit : Facebook)

« L’institution américaine avec son nom mensonger » et M. Dubowitz sont accusés par l’Iran d’être impliqués dans « la conception, l’imposition et l’intensification des impacts du terrorisme économique contre l’Iran », est-il précisé dans le communiqué publié en anglais sur le site du ministère, en référence aux sanctions américaines.

Ils sont également accusés d’avoir « activement essayé de nuire à la sécurité du peuple iranien », selon le texte, « en fabricant et en répandant des mensonges » grâce à des actions de « lobbying » et des « campagnes de diffamation » contre l’Iran.

L’institution et son directeur devront répondre de leurs actes devant la justice, a ajouté le ministère en renvoyant à différents articles de la loi destinée à « contrer les violations des droits humains et activités aventureuses et terroristes des Etats-Unis dans la région ».

Ces conséquences juridiques ne pourront « contrevenir à toute autre mesure juridique qu’une autre administration, institution et organisation sécuritaire ou judiciaire pourrait prendre » contre eux et leurs « collaborateurs et complices », est-il encore précisé dans le texte.

La FDD se décrit comme un « institut de recherche non partisan basé à Washington et centré sur les questions de sécurité nationale et de politique étrangère ».

Les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis se sont accrues après le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire et n’ont cessé de monter depuis des attaques et actes de sabotage fin mai contre des pétroliers dans le Golfe.

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