L’Iran prétend avoir arrêté un « espion israélien »
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L’Iran prétend avoir arrêté un « espion israélien »

Les organes de presse étatiques font état d’une arrestation dans la province de l'Azerbaïdjan oriental; La République islamique dit tenir en détention d'autres personnes

Le chef suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'adresse à la nation dans un discours télévisé marquant le nouvel an iranien, à Téhéran, en Iran, dimanche 21 mars 2021 (Crédit : Bureau du chef suprême iranien via AP)
Le chef suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'adresse à la nation dans un discours télévisé marquant le nouvel an iranien, à Téhéran, en Iran, dimanche 21 mars 2021 (Crédit : Bureau du chef suprême iranien via AP)

L’Iran a affirmé lundi par l’intermédiaire des organes de presse étatiques avoir arrêté un espion israélien dans le pays ainsi que d’autres personnes qui étaient en contact avec d’autres agences de renseignement internationales.

L’Iran n’a pas précisé la nationalité des espions présumés.

« Un espion israélien a été arrêté dans la province iranienne de l’Azerbaïdjan oriental… d’autres espions qui étaient en contact avec les services de renseignement de plusieurs pays ont également été arrêtés », a déclaré un responsable du ministère des Renseignements cité par les médias iraniens.

L’Iran annonce occasionnellement la détention de personnes qu’il accuse d’être des espions étrangers, y compris pour le compte des États-Unis et d’Israël, sans fournir aucune autre information sur leur sort.

Israël et l’Iran sont engagés dans une bataille d’espionnage d’envergure qui dure depuis des décennies. La rivalité s’est intensifiée ces dernières années, après que l’Iran a commencé à accélérer son programme nucléaire et que Donald Trump s’est retiré de l’accord du nucléaire iranien.

En novembre, l’Iran a accusé Israël d’avoir assassiné le père de son programme nucléaire, Mohsen Fakhrizadeh, qui a été tué lors d’une fusillade sur une route iranienne, événement impliquant apparemment une arme de haute technologie télécommandée.

En juillet 2020, l’Iran a exécuté un ancien traducteur reconnu coupable d’espionnage sur les forces armées iraniennes pour le compte des États-Unis et d’Israël, ayant permis par là-même la géolocalisation d’un général iranien de haut rang qui a été tué plus tard lors d’une frappe de drone américaine.

En février 2020, la plus haute cour iranienne a confirmé la condamnation à mort d’un Iranien reconnu coupable d’espionnage pour le compte de la CIA, les médias d’état affirmant qu’il avait partagé des détails sur le programme nucléaire de la République islamique avec l’agence d’espionnage américaine.

L’universitaire britanno-australienne Kylie Moore-Gilbert est vue à Téhéran, en Iran. (Télévision d’État iranienne via AP)

L’année dernière, l’Iran a libéré l’universitaire australo-britannique Kylie Moore-Gilbert qui purgeait une peine de 10 ans de prison pour espionnage pour le compte d’Israël, en échange de trois Iraniens.

En 2019, l’Iran a déclaré avoir arrêté 17 Iraniens accusés d’espionnage pour le compte de la CIA de sites nucléaires et militaires dans le pays, et a affirmé que certains d’entre eux avaient été condamnés à mort.

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