L’Iran se prépare à réagir à d’éventuelles attaques terroristes
Rechercher

L’Iran se prépare à réagir à d’éventuelles attaques terroristes

"Les menaces de Daech ne sont pas nouvelles pour nous. En juin, nous avions déjà défini une ligne rouge à 40 kilomètres de nos frontières," a déclaré Pourdastan

Ahmad-Reza Pourdastan, le commandant des forces terrestres de l'Iran (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Ahmad-Reza Pourdastan, le commandant des forces terrestres de l'Iran (Crédit : Capture d'écran YouTube)

L’Iran a commencé mardi des manœuvres militaires dans le nord-est du pays pour réagir à d’éventuelles attaques de la part de groupes armés, dont l’organisation État islamique (EI), a déclaré un commandant militaire cité par l’agence Isna.

« L’un des objectifs des manœuvres est de s’entraîner et de revoir les méthodes et moyens de faire face à d’éventuelles actions des groupes terroristes aux frontières », a déclaré le général Amir-Reza Azarban, commandant militaire de la province de Khorassan (nord-est) près de la frontière afghane.

Différents corps d’armées participent avec des chars, des hélicoptères et des avions à ces manœuvres qui continueront mercredi.

Lundi, le général Ahmad Reza Pourdastan, commandant de l’armée de terre, avait déclaré que si les combattants du groupe EI s’approchaient à moins de 40 kilomètres des frontières iraniennes aussi bien du côté irakien qu’afghan, l’Iran réagirait avec force.

« Les menaces de Daech (acronyme arabe de l’EI) ne sont pas nouvelles pour nous. En juin, nous avions déjà défini une ligne rouge à 40 kilomètres de nos frontières lorsque les combattants de ce groupe étaient arrivés dans la province de Diyala » en Irak et frontalière de l’Iran, avait déclaré le général Pourdastan.

« Nous savons aussi que Daech est présent dans le nord de l’Afghanistan (pays à l’est de l’Iran) et veut se rapprocher de nos frontières (…) notre stratégie est de détruire Daech s’il s’approche à moins de 40 kilomètres de nos frontières », a ajouté le général.

Les manœuvres interviennent après les attentats du vendredi à Paris et les déclarations du ministre irakien des Affaires étrangères Ibrahim Jaafari qui affirmait dimanche que son pays avait partagé des informations avec la France, les Etats-Unis et l’Iran sur de possibles attentats dans ces pays par l’EI.

Le président français François Hollande et son homologue iranien Hassan Rouhani ont souligné lors d’un entretien téléphonique mardi, « l’importance vitale de lutter de toutes leurs forces contre Daech et le terrorisme », a indiqué la présidence française.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...