L’Iran teste des drones armés dans un exercice appelé ‘Vers Jérusalem 1’
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L’Iran teste des drones armés dans un exercice appelé ‘Vers Jérusalem 1’

L’exercice dans le Détroit d’Hormuz a impliqué des dizaines de drones développés sur la base du modèle américain Sentinelle capturé il y a huit ans

Un drone de fabrication iranienne est lancé lors d’un exercice militaire au port Jast, dans le sud de l’Iran, dans cette photo publiée par Jamejam en ligne le 25 décembre 2014. (AP Photo/Jamejam En ligne, Chavosh Homavandi, Dossier)
Un drone de fabrication iranienne est lancé lors d’un exercice militaire au port Jast, dans le sud de l’Iran, dans cette photo publiée par Jamejam en ligne le 25 décembre 2014. (AP Photo/Jamejam En ligne, Chavosh Homavandi, Dossier)

Jeudi, les Gardiens de la Révolution iranienne ont lancé un exercice militaire massif dans le Détroit d’Hormuz, visant à tester et à démontrer les capacités de dizaines de drones produits localement, y compris des drones armés.

Selon un article de l’agence de presse iranienne ISNA, l’exercice était le plus important du genre à avoir lieu dans le pays.

L’exercice avait pour nom de code « Vers Jérusalem 1 ».

Lors de l’exercice, le général Amir Ali Hajizadeh, commandant de l’armée de l’air des Gardiens de la Révolution, a affirmé que l’Iran avait la plus importante flotte de drones dans la région.

Des officiels iraniens pris en photo devant ce que le site internet iranien Fars a décrit comme un drone MQ1, le 14 mars 2019.

L’exercice visait à tester des dizaines de drones RQ-170, qui auraient été développés par l’Iran sur la base d’un drone américain Sentinelle capturé il y a huit ans.

Amir Ali Hajizadeh (gauche), le chef de la division aérospatiale des Gardiens de la Révolution iranienne, à côté du drone américain sentinelle RQ-170 en avril 2012. (Crédit: AP/Sepahnews)

Il s’agissait du premier exercice dans le genre pour tester un grand nombre de drones dans une situation de simulation de combat, a déclaré l’ISNA.

L’Iran dispose de « la plus grande collection de drones américains et israéliens abattus ou capturés, dont les drones américains MQ1, MQ9, Shadow, ScanEagle et RQ170 mais aussi le drone Hermes du régime israélien », a annoncé l’agence d’information iranienne Fars.

A la fin de l’année dernière, un reportage d’Al-Jazeera a expliqué que l’armée iranienne se tournait de plus en plus vers les drones pour défendre l’espace aérien du pays et attaquer ses ennemis.

Selon des officiels iraniens, ses drones peuvent voler pendant 48 heures, être contrôlés à distance et frapper des cibles à plus de 1 000 kilomètres des frontières de l’Iran.

Le navire iranien Elbrouz, au premier plan, s’apprête à quitter les eaux iraniennes dans le Détroit d’Hormuz, sur cette photo qui a été publiée par l’Agence d’information semi-officielle Fars le 7 avril 2015. (AP/Agence d’information Fars Mahdi Marizad)

Le reportage affirmait que l’Iran avait déjà utilisé ses drones pour cibler des positions de l’Etat islamique en Syrie et des forces kurdes dans le nord de l’Irak.

Les différents modèles de drones iraniens, dont beaucoup sont encore en développement, comprennent le Karrar, le Mohajer, le Fotros et Saegheh.

En janvier 2016, un drone iranien a survolé un porte-avion américain dans le Golfe persique et aussi pris en photo un navire français.

En plus du survol du porte-avion, il y a eu plusieurs incidents impliquant des drones iraniens, israéliens et américains.

En février 2018, Israël a abattu un drone iranien qui avait été lancé depuis une base aérienne en Syrie. Immédiatement après l’abattage d’un drone iranien le 10 février, Israël a mené des frappes aériennes contre un certain nombre de positions iraniennes en Syrie, dont la base T-4 au centre de la Syrie où l’opérateur iranien du drone de trouvait.

Dans les raids aériens, un F-16 israélien avait été abattu par une batterie syrienne de missiles anti-aériens. L’avion de chasse s’était écrasé en Israël, ce qui avait entraîné une riposte supplémentaire israélienne contre les systèmes anti-missiles syriens. Les deux pilotes israéliens avaient pu s’éjecter.

Une frappe d’avril 2018, qui aurait été menée par Israël, avait encore touché la base T-4 et aurait ciblé l’intégralité de la flotte de drones d’attaques de l’Iran dans le pays – entraînant un regain de tensions entre Israël et l’Iran.

Quelques jours plus tard, l’armée israélienne a révélé que le drone iranien abattu deux mois plus tôt transportait des explosifs. La cible précise en Israël était inconnue, ont déclaré des officiels militaires à l’époque.

A la suite de l’abattage du drone en février 2018, un analyste de l’aviation avait déclaré que le drone iranien était un aéronef furtif basé sur le modèle du drone américain RQ-170 Sentinelle. Téhéran avait capturé un drone Sentinelle en 2011 alors qu’il était dans son espace aérien, apparemment en mission d’espionnage sur les sites nucléaires du pays, avaient annoncé des médias aux Etats-Unis. L’Iran a depuis lors affirmé qu’il avait réussi à démonter et analyser en détail le drone Sentinelle.

En 2014, l’Iran a affirmé avoir abattu un drone israélien à proximité d’une installation nucléaire après qu’il aurait décollé d’un pays au nord de l’Iran qui faisait auparavant partie de l’Union soviétique.

L’Iran est connu pour exagérer les capacités de son armée de l’air. En août de l’année dernière, l’Iran a été la cible de moqueries en Israël pour avoir présenté un ancien avion obsolète réhabilité comme un avion de combat « fait maison ».

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