Poutine espère que la trêve Israël-Hamas permettra « une stabilisation » de la situation à Gaza
Le président russe Vladimir Poutine a espéré vendredi que l’accord de trêve entre Israël et le Hamas permettra une « stabilisation à long terme » à Gaza, et appelé à un règlement du conflit israélo-palestinien dans son ensemble.
« Tout cela contribuera, espérons-le, à améliorer la situation humanitaire et à stabiliser le secteur (de Gaza) à long terme », a-t-il dit, depuis le Kremlin après des pourparlers avec son homologue iranien, Massoud Pezeshkian. « Il est important de ne pas relâcher nos efforts en vue d’un règlement global du conflit israélo-palestinien », a-t-il jouté, appelant à la création d’un Etat palestinien.
Le Hamas doit fournir samedi la liste des trois otages qui seront libérés dimanche
L’accord sur les otages stipule que le Hamas doit fournir à Israël les noms des otages qu’il va libérer 24 heures à l’avance.
Cela signifie que demain, le Hamas fournira les noms des trois Israéliens qui doivent être libérés dimanche.
On s’attend à ce que ces trois personnes soient des femmes civiles.
Le ministère de la Santé du Hamas annonce 88 morts en 24 heures
Le ministère de la Santé du Hamas à Gaza a annoncé vendredi qu’au moins 88 personnes avaient été tuées dans le territoire palestinien au cours des dernières 24 heures, alors que le gouvernement israélien s’apprête à approuver un accord de trêve qui pourrait entrer en vigueur dimanche.
Cela porte à 46 876 morts le bilan de plus de 15 mois de guerre, indique un communiqué du ministère. Selon le texte, 110 642 personnes ont été blessées dans la bande de Gaza du fait des hostilités déclenchées par l’attaque sans précédent du groupe terroriste islamiste palestinien sur Israël le 7 octobre 2023.
Israël affirme s’efforcer de minimiser les pertes civiles et souligne que le Hamas utilise les Gazaouis comme boucliers humains, en menant ses combats depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
Amsalem du Likud rejoint les ministres d’extrême droite et s’oppose à l’accord

La chaine N12 a fait savoir que David Amsalem, du parti Likud, avait ajouté sa voix à celles des ministres d’extrême droite des partis HaTzionout HaDatit et Otzma Yehudit pour s’opposer à l’accord lors du vote au sein du cabinet de sécurité, ce qui n’a pas empêché l’accord d’être adopté à une écrasante majorité.
Selon la chaine, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, aurait laissé entendre à ses ministres qu’Israël reprendrait sans doute le combats à l’issue de la première phase — manifestement en violation des termes de l’accord —, dans le but de dissuader les ministres les plus intransigeants de faire tomber son gouvernement.
Les ministres haredi quittent le cabinet avant Shabbat mais laissent des consignes disant leur acceptation de l’accord

Plusieurs ministres haredim ont quitté la réunion du cabinet avant la fin en raison du Shabbat, mais ont laissé des consignes pour que le secrétaire du cabinet les compter parmi les voix favorables à l’accord, a indiqué la chaine N12.
Parmi ces ministres, on trouve Michael Malcheli, du parti Shas, ou encore Yitzhak Goldknopf, du parti YaHadout HaTorah, qui a écrit : « Il n’y a pas de commandement plus important que celui de sauver la vie d’otages. »
Une majorité des ministres voteront en faveur de l’accord.
Einav Zanguaker « Violer l’accord condamnera à mort les otages » restants

Au moment-même où les ministres se réunissent pour délibérer sur l’accord de cessez-le-feu et de libération des otages, Einav Zanguaker, dont le fils Matan Zangauker est otage à Gaza, a déclaré que toute « violation de l’accord condamnera à mort les otages. »
« Je suis sur le point de pouvoir enfin prendre mon fils dans mes bras. Il ne faut surtout pas passer à côté, il faut respecter cet accord jusqu’au dernier otage », a-t-elle déclaré depuis la Place des Otages, selon la chaîne N12.
Matan Zanguaker ne figure pas sur la liste des otages libérables au titre de la première phase de l’accord.
Au-delà des 33 otages libérables en application de la première phase, 65 autres personnes sont otages à Gaza, dont les corps de 36 victimes confirmées par l’armée israélienne.
Lors de la première phase, il est prévu que les parties négocient les conditions d’une deuxième phase qui pourrait déboucher sur la libération de tous les otages en échange de l’armistice et d’accords sur l’avenir de Gaza et la reconstruction.
Les alliés d’extrême droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu tentent de faire en sorte qu’il n’accepte pas de mettre fin aux combats, ce qui fait craindre aux familles des 65 otages restants que cette deuxième phase n’aura pas lieu et que leurs proches resteront aux mains des terroristes.
Ben Gvir invite les ministres à voter contre l’accord sur les otages : « nous pouvons arrêter cet accord »

Le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, a lancé un appel de toute dernière minute aux membres du gouvernement pour qu’ils votent contre l’accord de cessez-le-feu et de libération d’otages conclu avec le Hamas et récemment validé par le cabinet de sécurité.
Il s’est dit « plus terrifié encore » par l’accord au regard des nouvelles informations données sur les prisonniers de sécurité palestiniens qui seront libérés en échange des otages israéliens enlevés par le Hamas le 7 octobre 2023.
« Tout le monde sait que ces terroristes tenteront à nouveau de faire du mal, de tuer à nouveau », a-t-il déclaré dans une déclaration vidéo.
Hier soir, Ben Gvir a annoncé que son parti d’extrême droite Otzma Yehudit quitterait la coalition si l’accord avec le Hamas était approuvé.
« J’en appelle à mes amis du Likud et de HaTzionout HaDatit, il n’est pas trop tard, il y a encore le Conseil des ministres, nous pouvons arrêter cet accord, rejoignez-moi, nous pouvons l’arrêter. »
Le Conseil des ministres doit se réunir prochainement pour ratifier l’accord, annoncé mercredi par les médiateurs.
L’accord doit entrer en vigueur à 12h15 ce dimanche et le premier des 33 otages libérables dans le cadre de la première étape de cet accord devrait retrouver la liberté à 16 heures.
L’UE prête à réactiver sa mission d’assistance au poste frontière de Rafah

L’Union européenne est prête à remettre en place sa mission d’assistance au poste-frontière de Rafah, entre Gaza et l’Egypte, après l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, a indiqué vendredi la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.
« Nous sommes prêts à le faire », a déclaré à la presse Mme Kallas, interrogée à ce sujet après une rencontre avec le Premier ministre palestinien Mohammed Mustafa à Bruxelles.
La diplomate a précisé que l’UE avait besoin d’un accord des parties palestinienne, israélienne et de l’Égypte avant de pouvoir « aller de l’avant ».
Cette mission de surveillance comprendrait jusqu’à dix membres du personnel européen, selon des responsables.
Bruxelles a mis en place une mission civile en 2005 pour aider à surveiller ce point de passage, mais elle avait été suspendue deux ans plus tard, quand le mouvement islamiste Hamas avait pris le contrôle de la bande de Gaza.
Mme Kallas a qualifié l’accord de trêve « d’avancée positive », mais « il est encore trop tôt pour dire si la guerre est vraiment terminée et nous savons qu’il y a des risques à chaque étape », a-t-elle déclaré.
L’Union européenne a annoncé jeudi l’octroi d’une aide humanitaire de 120 millions d’euros en faveur de la bande de Gaza.
Mme Kallas a déclaré qu’à plus long terme, l’UE travaillait sur un nouveau « programme de soutien pluriannuel à l’Autorité palestinienne » et qu’elle était « prête à aider » à la reconstruction de Gaza.
Herzog salue l’approbation de l’accord de Gaza par le cabinet de sécurité

Le président Isaac Herzog s’est félicité de la décision du cabinet de sécurité d’approuver l’accord de cessez-le-feu et de libération des otages. « Je compte sur le gouvernement pour en faire de même rapidement », a-t-il déclaré.
« Il s’agit d’une étape essentielle pour honorer l’engagement fondamental d’une nation envers ses citoyens », a-t-il ajouté. Toutefois, Herzog a reconnu que l’accord comportera des défis, soulignant qu’il entraînera « des moments douloureux et angoissants ».
Le président a également exprimé sa solidarité avec les familles des otages dont les proches ne seront pas libérés au cours des six premières semaines de l’accord.
« Nous devons ramener tout le monde à la maison. Tout le monde ! Nous ne nous reposerons pas et nous ne nous tairons pas jusqu’à ce que cela se produise », a-t-il insisté.
Le cabinet de sécurité approuve l’accord de libération d’otages et de cessez-le-feu

Le cabinet de sécurité a voté en faveur de l’accord de libération d’otages et de cessez-le-feu conclu hier soir à Doha, a annoncé le bureau du Premier ministre.
L’accord sera désormais soumis à l’ensemble du cabinet pour discussion et vote, qui devraient avoir lieu avant le début du Shabbat.
La recommandation en faveur de l’accord a été formulée « après avoir examiné tous les aspects diplomatiques, sécuritaires et humanitaires » de celui-ci. Selon le cabinet du Premier ministre, l’accord « soutient la réalisation des objectifs de la guerre ».
Le bureau du Premier ministre n’a pas précisé qui a voté en faveur de l’accord. Cependant, le parti HaTzionout HaDatit du ministre des Finances Bezalel Smotrich et le parti Otzma Yehudit du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir ont tous deux déclaré publiquement qu’ils ne soutiendraient pas cet accord.
Plus tôt, le gouvernement avait affirmé que le plan serait mis en œuvre à partir de dimanche malgré les retards bureaucratiques. la Haute Cour va examiner les pétitions déposées contre l’accord, bien qu’il soit peu probable qu’elle intervienne.
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