Araghchi rejette les accusations d’ingérence du président libanais

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rejeté les accusations qui ont été lancées par le président libanais Joseph Aoun, qui a affirmé que Téhéran s’ingérait dans les affaires de Beyrouth dans le contexte de la guerre entre Israël et le Hezbollah, le proxy libanais de l’Iran.
« A en croire les propos d’Aoun, on pourrait penser que c’est l’Iran qui a occupé un cinquième du Liban, qui a déplacé un quart des Libanais et qui bombarde son pays quotidiennement », a écrit Araghchi sur le réseau social X. « Si le Liban avait été une monnaie d’échange pour l’Iran, nous aurions conclu un accord depuis longtemps ».
« Sauvez le Liban de votre véritable ennemi, Monsieur le Président », a-t-il ajouté dans son post.
Aoun a expliqué vendredi que l’Iran utilisait le Liban pour marchander dans ses négociations avec les États-Unis, et que le peuple libanais payait le prix des intérêts de l’Iran. Les propos d’Aoun ont fait suite au rejet par le Hezbollah du nouvel accord de cessez-le-feu qui a été négocié par les États-Unis entre les gouvernements israélien et libanais.







