Hamas : Nous avons encore des tunnels
Malgré les efforts de l’armée israélienne pour détruire tous les tunnels menant de la bande de Gaza vers le territoire israélien, le Hamas en a encore qu’il peut utiliser pour pénétrer en Israël, confie le commandant du Hamas Abou Laith au Times de Londres (paywall), avertissant qu’Israël n’aura « pas de sécurité » tant que la bande de Gaza n’en a pas.
L’homme de 43 ans des Brigades Izz al-Din al-Qassam, qui s’est aventuré hors de son domicile à cause d’un cessez-le feu de 72 heures avec Israël, affirme au journal britannique que l’organisation terroriste a aussi encore « assez roquettes, plus que l’ennemi ne peut l’imaginer, » pour cibler Israël. Bien qu’il admette que quelques-uns des « tunnels terroristes » du Hamas creusés pour attaquer Israël sont « partiellement pulvérisés, » dit-il. Le réseau de tunnels dans son ensemble n’a pas été détruit.
Il indique que la soif de ses camarades du Hamas pour la bataille n’a pas été étanchée. « Ils préfèrent être tués sur le champ de bataille que d’être des martyrs sur la surface, » dit-il.
« Nous nous sommes préparés à une longue bataille. Nous pouvons viser des villes que nous n’avons même pas touchées dans cette guerre. Nous pouvons pénétrer à nouveau la frontière israélienne », dit-il. « Nous ne nous sommes battus qu’avec 10 % de nos forces, les autres sont en attente. »
Abou Laith, un agent terroriste aguerri, dit aussi que cette nouvelle guerre avec Israël a été la plus brutale qu’il a vue depuis qu’il a rejoint le Hamas dans les années 1990, lors de la première Intifata.
« C’était un conflit complètement différent des autres, » dit-il. « En 2008, la surveillance de la frappe aérienne et de l’air nous a pris par surprise. Cette guerre nous a coûté beaucoup, donc nous avons fait des plans stratégiques pour déplacer la bataille à la surface ».
Il est catégorique que le Hamas, pour la plupart, ne s’est pas ré-armé en recevant des armes de l’étranger.
« Nous avons été accusés [d’avoir touché] des fonds de l’étranger, mais la plupart de nos armes sont fabriquées par les Palestiniens au niveau local, malgré l’état de siège, » dit Abu Laith, notant que le Hamas a même des femmes ingénieurs dans ses rangs.
« Nous [faisons de] la contrebande de matériaux via les tunnels et la mer ».







