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Herzog veut la poursuite des pourparlers

Les Israéliens doivent examiner les moyens de parvenir à une paix avec les Palestiniens, même pendant ces jours d’épreuves nationales, a déclaré le chef de l’opposition Isaac Herzog (travailliste), en défendant son apparition lors d’une conférence parrainée par Haaretz.

« Si j’étais à la place du Premier ministre, je voudrais porter un coup très lourd au Hamas, et puis je me rendrais à Ramallah, je rentrerais dans la Mouqata et continuerais à parler avec Abu Mazen, » dit-il, se référant au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. « Je mettrais un accord sur la table. »

« Tolérance zéro pour le terrorisme, tolérance zéro pour les missiles, » a-t-il ajouté.

Le temps de frapper le Hamas est arrivé et de restaurer la dissuasion israélienne, a dit Herzog, mais Israël devrait chercher à nouer des alliances avec les États modérés de la région pour parer à la menace des extrémistes islamistes. Comme les États-Unis ont progressivement réduit leur participation au Moyen-Orient, des pays comme la Jordanie et la Turquie, mais aussi l’Autorité palestinienne, « sont nos partenaires pour un processus historique, » dit-il.

« Il est un partenaire pour la paix. Il n’est pas facile, il est difficile, il est ennuyeux », dit Herzog, se référant à Abbas. « Mais il est notre partenaire. Nous avons besoin de le regarder dans les yeux, de lui parler et de comprendre sa détresse afin qu’il comprenne notre détresse ».

Le plus grand défi d’Israël n’est pas la « menace tactique qui existe actuellement en raison du Hamas, » mais plutôt la menace stratégique qui pèse pour Israël s’il ne parvient pas à demeurer un Etat juif et démocratique par la mise en œuvre d’une solution à deux Etats.

Le chef du parti travailliste Isaac Herzog (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef du parti travailliste Isaac Herzog (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
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