Iran: Witkoff dit préférer la diplomatie à l’action militaire
Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

HOLLYWOOD, Floride — D’après l’envoyé spécial américain Steve Witkoff, l’administration Trump, pour résoudre les tensions actuelles avec l’Iran, préfère recourir à la voie diplomatique qu’à l’action militaire.
Interrogé durant la conférence du Conseil israélo-américain en Floride sur la probabilité d’une frappe militaire américaine contre l’Iran, Witkoff a répondu : « J’espère que nous parviendrons à une résolution diplomatique. Je l’espère réellement. »
Selon l’envoyé américain, un accord diplomatique avec l’Iran permettrait de régler quatre questions : « (1) L’enrichissement nucléaire, (2) les missiles — les Iraniens doivent réduire leurs stocks ; (3) les matières [nucléaires] dont ils disposent actuellement, à savoir environ 2 000 kilogrammes enrichis entre 3,67 % et 60 % ; et (4) la question des ‘proxys’. »
L’Iran, a laissé entendre Witkoff, pourrait être prêt à faire des compromis sur ces quatre points, en raison de la situation économique désastreuse dans laquelle se trouve le pays.
« S’ils souhaitent réintégrer la société des Nations, alors nous pouvons résoudre ces quatre problèmes par la voie diplomatique. Ce serait une excellente solution. L’autre est mauvaise », a-t-il affirmé.
Lorsqu’on lui a demandé s’il avait un message à adresser au peuple iranien qui souhaite la chute du régime, Witkoff a souligné : « Ce sont des gens incroyablement courageux. Nous sommes à leurs côtés. »
Trump a plusieurs fois menacé de frapper l’Iran si le régime tuait des manifestants – ce que la république islamique a fait, à plusieurs milliers de reprises.
Mais mercredi, Trump a annoncé que Téhéran l’avait informé que les meurtres de manifestants avaient cessé. Un élément qui a conduit à envisager que Washington pourrait ne pas frapper l’Iran. Durant la dernière journée, toutefois, les États-Unis ont déployé des moyens militaires supplémentaires dans la région.
« Nous avons échangé avec les Iraniens hier. L’une de nos inquiétudes concernait les bourreaux qui, selon les rumeurs, étaient en route — des pendaisons massives. Mais cela a été annulé », a expliqué Witkoff.







