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La BCE dispose d’un « éventail d’options » face au choc énergétique, dit Lagarde

Christine Lagarde, présidente du FMI, au forum économique mondial à Davos en Suisse, le 25 janvier 2013 (Crédit : World Economic Forum from Cologny, Switzerland/CC-SA 2.0)
Christine Lagarde, présidente du FMI, au forum économique mondial à Davos en Suisse, le 25 janvier 2013 (Crédit : World Economic Forum from Cologny, Switzerland/CC-SA 2.0)

La Banque centrale européenne dispose de différentes options pour réagir au choc énergétique lié à la guerre en Iran, des mesures qui seront adaptées en fonction de son ampleur et sa durée, a affirmé mercredi la présidente de l’institution.

La BCE ne sera pas « paralysée par l’hésitation » et dispose d’un « éventail gradué d’options de réponse » en termes de politique monétaire, a dit Christine Lagarde.

Les gardiens de l’euro n’agiront pas « avant d’avoir suffisamment d’informations sur l’ampleur et la persistance du choc ainsi que sur sa propagation », a-t-elle ajouté.

Selon elle, tout sera fait pour maintenir l’inflation à 2 %, un engagement qui demeure « inconditionnel », alors qu’un essor durable des cours des hydrocarbures pourrait provoquer une envolée de la hausse des prix.

La semaine passée, la BCE a laissé ses taux inchangés, comme depuis juillet, et publié une série de scénarios économiques montrant que les risques qui pèsent sur l’inflation ne sont pas linéaires : plus le choc dure et s’intensifie, plus les prix et salaires accélèrent, avec un écart croissant par rapport à la cible de 2 % si la BCE ne réagit pas.

Ainsi, des chocs d’offre de faible ampleur, ponctuels et de courte durée peuvent être ignorés, mais à « mesure que les écarts attendus par rapport à notre objectif d’inflation deviennent plus importants et plus persistants, la nécessité d’agir se renforce », a-t-elle insisté.

La politique monétaire « ne peut pas faire baisser les prix de l’énergie », mais la BCE va surveiller le risque de voir l’actuelle flambée des prix du pétrole et du gaz conduire à une « inflation généralisée ».

A cet égard, le choc d’inflation provoqué en 2022 par l’invasion russe de l’Ukraine « a laissé des traces », selon Mme Lagarde.

La situation actuelle est cependant différente, a expliqué Mme Lagarde : début 2022, l’inflation était déjà à 5% sur fond de forte demande et de pénuries post-Covid, tandis qu’aujourd’hui la reprise est modérée, l’inflation est proche de 2%, les politiques budgétaires sont moins accommodantes et les taux de la BCE, à 2%, conservent un caractère restrictif pou l’économie.

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