La frustration grandit dans le Golfe face à la guerre
La frustration grandit dans le Golfe, où le milliardaire et puissant homme d’affaires Khalaf al-Habtoor a fustigé les Etats-Unis pour avoir entraîné la région dans la guerre dans deux publications désormais supprimées.
A Washington aussi, certains font montre d’agacement. Le sénateur Lindsey Graham, allié du président Donald Trump, vilipende ainsi l’allié saoudien car il « refuse » de rejoindre l’opération américano-israélienne, avertissant de futures « conséquences ».
Le 4 mars, le Premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, a accusé l’Iran de vouloir entraîner ses voisins « dans une guerre qui n’est pas la leur ».
Les Emirats arabes unis ont également pris leurs distances. Lundi, leur ambassadeur à Genève, Jamal Al-Musharakh, a assuré que son pays ne participerait à « aucune attaque contre l’Iran ».
« Les dirigeants du Golfe considèrent toujours la protection américaine comme indispensable, mais ils souhaitent désormais en tirer des bénéfices plus concrets », explique un chercheur, comme « des stocks militaires plus importants et une plus grande autonomie stratégique », tout en restant sous le parapluie sécuritaire américain.
Car les alternatives restent limitées : ni la Chine, ni la Russie ne sont perçus comme capables de remplacer pleinement les garanties apportées par Washington.







