La sécurité des centrales nucléaires belges renforcée
« Les sites nucléaires de Belgique, qui étaient déjà en vigilance accrue, font l’objet de mesures complémentaires. On renforce la vigilance accrue déjà de mise depuis fin 2015 », après les attentats de Paris, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’AFCN, Sébastien Berg.
Il a refusé d’entrer dans les détails, rappelant que l’armée avait été déployée en fin de semaine dernière sur ces sites dans le cadre d’une mesure déjà prévue pour renforcer la sécurité du pays.
« L’évacuation du personnel non nécessaire à l’exploitation des centrales de Doel et de Tihange, conformément à la demande des autorités belges », était en cours, a précisé une porte-parole d’Electrabel, filiale du groupe Engie et l’exploitant des centrales, à l’AFP vers 13H00 GMT.
« Nous respectons les consignes de sécurité des autorités belges qui ont relevé pour l’ensemble de la Belgique le niveau d’alerte (antiterroriste) à 4 », soit le niveau maximum, a-t-elle ajouté. Pour les sites sensibles, comme les centrales nucléaires, un traitement particulier est en effet prévu.
« Les centrales continuent à fonctionner. Cela (évacuation) se passe calmement », a ajouté la porte-parole d’Electrabel.
« Les véhicules sont contrôlés, la police et l’armée sont sur place », a décrit l’agence Belga.
La Belgique compte deux centrales nucléaires équipées de sept réacteurs au total, à Doel (nord) et Tihange (sud-est). Deux autres sites, un centre de l’énergie nucléaire situé à Mol (nord-est) et l’Institut des radioéléments de Fleurus (sud), font également l’objet d’une sécurisation renforcée, selon M. Berg.







