Le Hamas, dans une situation désastreuse
Ehud Yaari, commentateur et analyste de la Deuxième chaîne rapporte que le Hamas se sent assiégé.
« Il n’y a pas de délégations au Caire » pour discuter de cessez-le-feu potentiel encore, explique t-il. La raison : « L’Egypte n’est pas disposée à recevoir une délégation du Hamas jusqu’à ce que le tournage se termine. »
Le Hamas voit les Egyptiens comme un acteur « très, très dur pour eux. Les Egyptiens font qu’il est difficile pour les délégations étrangères de passer par Rafah. Le Hamas interprète cela comme un partenariat avec Israël. Ils blâment les Saoudiens ainsi. »
Un porte-parole du Hamas, Hamad al-Rakab, a déjà déclaré la victoire, disant : « Ce n’est qu’une question de temps avant le début des célébrations… Je tiens à vous dire, la guerre est terminée. L’ennemi va établir des commissions d’enquête pour comprendre pourquoi il a perdu tellement de combattants ».
Le Hamas s’est également plaint amèrement de son isolement dans le monde arabe, plaintes dirigées ouvertement au Hezbollah et à l’Iran. « Quelles sont toutes ces déclarations de soutien de [chef du Hezbollah Hassan] Nasrallah ? » Ya’ari cite une déclaration du Hamas.
« Nous avons besoin d’un nouveau front dans le nord ! »
Il y a aussi de la colère et de la frustration face au calme continu en Cisjordanie et parmi les Arabes israéliens.
Le Hamas a vu la destruction de presque tous ses tunnels, un tiers a atteint en Israël. Ils n’ont que quelques dizaines de roquettes à longue portée, et quelques centaines de milieu de gamme, le genre qui peut atteindre Ashkelon et Ashdod.
« Donc, vous voyez un effort pour conserver l’arsenal, un taux réduit de feu ces derniers jours », note Yaari.
Pendant ce temps, beaucoup du territoire de la bande de Gaza est composée de la route principale nord-sud, Salah A-Din Street, qui est vide de population avec les forces de Tsahal qui y opèrent pratiquement librement.
Dans l’ensemble, le Hamas croit que sa situation est désastreuse.







