Le Royaume-Uni s’apprêterait, comme l’UE, à interdire le CGRI
Le gouvernement britannique s’apprête à interdire le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien après la répression meurtrière des manifestants qui, au sein de la république islamique, a fait des milliers de morts, a rapporté le journal The Times.
Cette information a fait suite à la décision prise hier par l’Union européenne d’inscrire le CGRI sur sa liste noire des organisations terroristes.
Le ministère britannique de l’Intérieur a confirmé au Times qu’il préparait une législation visant à proscrire le CGRI et, selon certaines sources, celle-ci devrait être prête d’ici la fin de l’année.
Cette loi accordera à la police la possibilité de poursuivre les personnes soupçonnées de travailler pour le CGRI, notamment en lui permettant de confisquer les passeports et d’arrêter et de fouiller les personnes et les lieux qui sont considérés comme une menace, selon l’article.
Selon The Times, les services secrets britanniques s’opposent à l’interdiction du CGRI dans la mesure où cela pourrait nuire aux relations diplomatiques et entraîner l’expulsion des diplomates d’Iran.
Le journal a rapporté que le ministère britannique des Affaires étrangères a également préconisé une approche différente et exercé des pression sur le gouvernement en faveur de sanctions applicables aux membres connus du CGRI, plutôt que de s’en prendre à l’organisation dans son ensemble.
Hier, l’UE a approuvé l’interdiction de visa et le gel des avoirs de 21 entités publiques et autres responsables iraniens, dont le ministre de l’Intérieur du pays, en raison de la répression brutale en Iran.
Les autorités iraniennes reconnaissent que des milliers de personnes ont été tuées pendant les manifestations, faisant état d’un bilan de plus de 3 000 morts. Elles affirment toutefois que la majorité d’entre elles étaient des membres des forces de sécurité ou des passants qui ont été tués par des « émeutiers ».
Les groupes de défense des droits humains et les médias contestent ces chiffres, affirmant que le bilan est bien plus élevé et qu’il pourrait atteindre plusieurs dizaines de milliers de morts, et soulignant que les manifestants ont été tués par les forces de sécurité, notamment par des tirs directs du CGRI.







