L’ISF ne combattra pas le Hamas, affirment des responsables américains

Des soldats appartenant à des armées internationales pourraient être déployés dans la bande de Gaza dès le mois prochain dans le cadre de la force de stabilisation autorisée par l’ONU, ont indiqué deux responsables américains à Reuters – mais la manière dont le Hamas sera désarmé reste incertaine.
Ces officiels, qui se sont exprimés sous couvert d’anonymat, ont expliqué que la Force internationale de stabilisation (ISF) ne combattra pas le Hamas. Ils ont noté que de nombreux pays ont manifesté leur intérêt pour apporter leur contribution et que les responsables américains sont actuellement en train de déterminer l’envergure de l’ISF, sa composition, sa formation et ses règles d’engagement.
Un général américain deux étoiles serait pressenti pour prendre la tête de cette force – mais aucune décision n’a encore été prise, ont déclaré les responsables.
Cet objectif de déploiement de l’ISF, au mois de janvier, n’est pas nouveau, et le Times of Israel a signalé, depuis presque deux mois, que ce but était poursuivi par les officiels américains. Le calendrier semble toutefois de plus en plus improbable dans la mesure où même les pays qui semblaient intéressés par une contribution militaire, tels que l’Azerbaïdjan et l’Indonésie, n’ont pas encore annoncé officiellement leur décision.
Cette force est un élément déterminant de la prochaine phase du plan de paix avancé par le président américain Donald Trump pour Gaza. Dans le cadre de la première phase, un cessez-le-feu fragile dans une guerre qui durait depuis deux ans a commencé le 10 octobre, le Hamas remettant en liberté des otages et Israël libérant des Palestiniens prisonniers.
L’Indonésie a fait savoir qu’elle était prête à déployer jusqu’à 20 000 soldats pour assumer des tâches liées à la santé et à la construction à Gaza.
« Nous en sommes encore au stade de la planification et de la préparation », a indiqué Rico Sirait, porte-parole du ministère indonésien de la Défense. « Nous sommes en train de mettre en place la structure organisationnelle des forces qui seront déployées ».
Un responsable azerbaïdjanais a déclaré au Times of Israel, la semaine dernière, que Bakou ne disposait pas d’informations suffisantes sur le mandat de la Force internationale de sécurité pour prendre la décision de rejoindre cette force.







