« On se croirait en guerre »
L’opération, qui vise notamment l’organisateur présumé des attentats meurtriers de vendredi à Paris, a démarré à 04H20 (03H20 GMT).
Pour Hayat, 26 ans, qui avait passé la nuit chez des amis, rue du Corbillon, là même où se déroule l’assaut, c’était « au moment où je sortais de chez eux pour prendre les transports ». Elle a entendu « des coups de feu », « j’ai pensé à un règlement de comptes ».
« Mais les tirs ont continué, beaucoup de renforts sont arrivés et ont bouclé l’avenue de la République. On se croirait en guerre », dit-elle.
« J’aurais jamais pensé que des terroristes puissent se cacher ici. J’aurais pu me prendre une balle. »
Devant l’église, où sont rassemblés des journalistes et des badauds, Emma, 25 ans est là depuis 06H00 : « j’allais à l’hôpital Delafontaine (…) Il n’y avait pas de bus et j’entendais le bruit des hélicos. J’ai compris qu’il y avait quelque chose qui se passait ».
Didier, un riverain de 34 ans, n’est « pas rassuré, avec les patrouilles les gars avec l’arme à la main qui passent parmi nous… On dirait qu’ils cherchent quelqu’un ».
« On est en sécurité là ? Franchement on est en sécurité ? », interroge Naïm, 33 ans, qui habite à deux rues, et suit les événements depuis le trottoir depuis 06H00. « Y’a les mecs de la BRI (policiers d’élite) qui circulent cagoules avec le +gun+ à la main », dit-il.
« Non faut se barrer là », répond un autre riverain.







