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Organisation d’une conférence de donateurs à Oslo

Le secrétaire d’Etat américain s’est entretenu jeudi par téléphone avec ses homologues du Qatar et de Turquie pour que ces pays, proches du Hamas, fassent pression sur leur allié palestinien pour parvenir à un cessez-le-feu à Gaza, selon un responsable américain.

Le chef de la diplomatie américaine tente d’amener Doha et Ankara à faire pression sur le mouvement islamiste palestinien pour qu’il accepte une proposition égyptienne de cessez-le-feu qu’il a refusée en l’état, conditionnant son accord à la levée du blocus de Gaza.

Le chef du Hamas Khaled Meshaal est installé au Qatar, tandis que le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a vivement critiqué l’offensive israélienne sur l’enclave palestinienne contrôlée par le Hamas ainsi que le rôle de l’Egypte dans les négociations pour une trêve.

Malgré le refus du Hamas, un haut cadre du mouvement a estimé mercredi qu’il n’était pas réaliste d’attendre une levée du blocus au moment du cessez-le-feu, appelant plutôt à un accord détaillé sur les modalités de la levée de ce blocus, en place depuis 2006.

De son côté, Israël, qui avait accepté le plan égyptien, a affirmé vouloir poursuivre son offensive sur l’enclave densément peuplée pour détruire les tunnels qui relient Gaza à son territoire.

M. Kerry a également eu un entretien téléphonique depuis Le Caire avec le ministre norvégien des Affaires étrangères Boerge Brende, dont le pays préside le Comité de liaison ad hoc, en charge de la coordination de l’aide au développement allouée aux Palestiniens.

La Norvège oeuvre à l’organisation d’une nouvelle conférence de donateurs internationaux en septembre à Oslo, réclamée par le patron de l’ONU Ban Ki-moon et Mahmoud Abbas, mais aucune décision finale n’a été prise, a affirmé le porte-parole de la diplomatie norvégienne Frode Andersen.

En 2009, après l’offensive israélienne sur Gaza, des pays donateurs s’étaient réunis dans la station balnéaire égyptienne de Charm El-Cheikh et avaient promis plus de 3,2 milliards d’euros pour la reconstruction de cette enclave palestinienne pauvre et surpeuplée.

Mais la majorité de l’aide financière avait été bloquée, les pays donateurs ayant refusé de transmettre ces aides au Hamas et Israël bloquant l’entrée de biens qui selon lui peuvent être utilisés pour mener des attaques.

– AFP

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