Wang Yi : « Aucun accord ne peut être parfait »
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Netanyahu : Israël, “pas lié” par l’accord avec l’Iran, saura se “défendre”

L'Iran et les grandes puissances ont finalisé mardi à Vienne un accord sur le nucléaire iranien après 12 ans de tensions diplomatiques

Les représentants des puissances mondiales et de l'Iran posant avant l'annonce d'un accord sur pourparlers nucléaires de l'Iran à Lausanne  le 2 avril 2015. (AFP / FABRICE COFFRINI)
Les représentants des puissances mondiales et de l'Iran posant avant l'annonce d'un accord sur pourparlers nucléaires de l'Iran à Lausanne le 2 avril 2015. (AFP / FABRICE COFFRINI)

L’Iran et les grandes puissances vont tenir une réunion plénière « finale » mardi à 08H30 GMT à Vienne au terme de plus de 16 jours de pourparlers sur le nucléaire iranien, a annoncé l’Union européenne.

La « réunion plénière finale de l’E3/UE3 et de l’Iran aura lieu à 10H30 (08H30 GMT) à l’ONU » à Vienne, a indiqué la porte-parole de l’UE, Catherine Ray, sur son compte Twitter, utilisant la désignation européenne du groupe P5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne).

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Wang Yi : « Aucun accord ne peut être parfait »

La nuit de lundi a mardi a été marquée par une intense activité diplomatique au palais Coburg, qui abrite les négociations depuis le 27 juin.

A minuit, les ministres des grandes puissances ont encore participé à une réunion plénière, juste après un nouvel échange entre l’Américain John Kerry et le Russe Sergueï Lavrov, principaux artisans du futur accord.

Les négociateurs ont bataillé jusqu’à la dernière minute pour résoudre de derniers « points de désaccord », selon les termes de Josh Earnest, porte-parole du président américain Barack Obama.

Depuis le week-end, tous les acteurs assuraient que l’accord était quasi bouclé mais que des « décisions politiques » restaient nécessaires.

« Aucun accord ne peut être parfait », a rappelé le ministre chinois Wang Yi, revenu spécialement dans la capitale autrichienne, pour les dernières heures de la négociation aux côtés de l’ensemble de ses homologues.

L’accord, s’il est confirmé, se sera fait attendre : il était initialement prévu pour le 30 juin, mais cette date a été repoussée à plusieurs reprise en raison de l’importance des enjeux.

La séquence de pourparlers viennois représente l’un des plus longs cycles de négociations internationales, au niveau ministériel et en un seul lieu, depuis celui qui a abouti aux accords de Dayton (Etats-Unis) ayant mis fin en 1995 à la guerre en Bosnie-Herzégovine.

Les discussions se sont éternisées en raison de désaccords sur la durée de l’accord, le rythme de la levée des sanctions ou l’accès aux sites militaires iraniens.

Les négociations ont également buté sur la levée de restrictions sur le programme balistique et le commerce des armes, réclamée par Téhéran avec le soutien de Moscou.

Les Occidentaux jugent cette demande délicate en raison de l’implication iranienne dans plusieurs conflits, en particulier en Syrie et en Irak.

Les voisins de l’Iran, notamment Israël et les puissances sunnites, s’opposent d’ailleurs à un accord qui ouvre la voie à une normalisation pour Téhéran sur la scène internationale.

Même en cas d’amélioration de dernière minute, l’accord sera « mauvais », a redit lundi le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon, évoquant le risque d’une « course aux armements nucléaires » dans la région.

Le ministre de la Défense, Moshe Yaalon, le 10 mars 2015 (Crédit : Ohad Zwigenberg, Pool)
Le ministre de la Défense, Moshe Yaalon, le 10 mars 2015 (Crédit : Ohad Zwigenberg, Pool)

Aux Etats-Unis, où le souvenir de la prise d’otages à l’ambassade américaine de Téhéran en 1980 reste vivace, l’accord rencontre aussi une forte opposition.

« Il faut que cet accord soit robuste et réversible et que l’Iran se prête aux inspections nécessaires pour éviter tout retour en arrière sur la non-prolifération », a estimé pour sa part mardi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.