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Livni fustige Netanyahu dans sa façon de mener des campagnes politiques

"Le Hamas est une menace pour la sécurité. Mais avec le Hamas, il n'y a pas de risque de paix", a déclaré la chef de l'opposition au premier jour de la rentrée parlementaire

  • Le Premier ministre Benjamin Netanyahu ouvre la session d'hiver de la Knesset le 15 octobre 2018. (Hadas Parush/Flash90)
    Le Premier ministre Benjamin Netanyahu ouvre la session d'hiver de la Knesset le 15 octobre 2018. (Hadas Parush/Flash90)
  • La présidente de l'opposition Tzipi Livni s'adresse au Parlement israélien lors de l'ouverture de la session d'hiver, le 15 octobre 2018. (Hadas Parush/Flash90)
    La présidente de l'opposition Tzipi Livni s'adresse au Parlement israélien lors de l'ouverture de la session d'hiver, le 15 octobre 2018. (Hadas Parush/Flash90)
  • Le Président Reuven Rivlin (à gauche) et le président de la Knesset Yuli Edelstein à l'ouverture de la séance d'hiver de la Knesset, le 15 octobre 2018. (Knesset)
    Le Président Reuven Rivlin (à gauche) et le président de la Knesset Yuli Edelstein à l'ouverture de la séance d'hiver de la Knesset, le 15 octobre 2018. (Knesset)
  • Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'adresse au Parlement israélien lors de l'ouverture de la session d'hiver, le 15 octobre 2018. (Hadas Parush/Flash90)
    Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'adresse au Parlement israélien lors de l'ouverture de la session d'hiver, le 15 octobre 2018. (Hadas Parush/Flash90)

La chef de l’opposition Tzipi Livni s’est livrée à une attaque en règle contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de la reprise des séances de la session d’hiver de la Knesset.

Elle a affirmé que l’opposition n’est pas moins liée à la tradition et à la culture juives, mais qu’elle n’utilise pas, comme Netanyahu, un « pogrom » historique pour mener des campagnes politiques.

« Notre pays n’est pas un État halakhique [juridique juif], nous n’allons pas rendre nos écoles ‘religieuses' », a-t-elle dit, tout en incriminant le gouvernement pour son traitement des juifs de la Diaspora.

Livni a également critiqué Netanyahu pour sa politique sécuritaire.

« Vous êtes fier, Monsieur le Premier ministre, d’avoir été le premier à reconnaître la menace iranienne, et je vous en donne le crédit », a-t-elle indiqué. Mais dix ans plus tard, l’Iran se trouve maintenant à la frontière, a-t-elle ajouté.

Au sujet de Gaza, elle a déclaré : « Le peuple d’Israël doit savoir que le choix n’est pas entre un accord de capitulation avec le Hamas ou une guerre ».

Livni a accusé le gouvernement israélien de préférer traiter avec les terroristes du Hamas plutôt qu’avec l’Autorité palestinienne, « parce que c’est plus commode ».

« Le Hamas est une menace pour la sécurité. Mais avec le Hamas, il n’y a pas de risque de paix », a-t-elle dit.

« J’espère que c’est le dernier gouvernement dans lequel Benjamin Netanyahu est le Premier ministre d’Israël. Il ne s’agit pas d’un problème personnel, mais d’un problème national », a-t-elle déclaré. « Au lieu d’attendre la procédure pénale, je dépose un acte d’accusation contre le public. »

Elle s’est moquée de Netanyahu et de ses « pleurnicheries » et lui a demandé : « Est-ce que vous vous intéressez à autre chose que ce qu’ils écrivent à votre sujet ? La sécurité, peut-être ? »

Netanyahu a souri.

Elle a accusé Netanyahu de transformer les médias israéliens en porte-parole, de conduire Israël à l’annexion des terres de Cisjordanie et à la création d’une majorité musulmane, et de « déchirer la Déclaration d’indépendance en mille morceaux ».

Accusant Netanyahu d’“incitation” pour des gains politiques « cyniques », elle a dit : « Vous poussez les gens à se haïr les uns les autres ».

Livni a dit représenter des milliers d’Israéliens qui sont considérés comme des traîtres par le gouvernement israélien en raison de leurs opinions.

« Ce n’est pas la loyauté envers l’État que vous voulez, c’est la loyauté envers vous-même », a-t-elle lancé à Netanyahu.

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