Rechercher

L’objectif de protéger 30 % de la planète approuvé par les Etats ouest-africains

L'explosion démographique et le taux d'urbanisation rapide de l'Afrique la rendent particulièrement vulnérable à la perte de biodiversité, largement due à l'activité humaine

Un participant passe devant une maquette du globe terrestre au Centre international de conventions de Sharm el-Sheikh, le premier jour du sommet sur le climat COP27, dans la station balnéaire égyptienne de Sharm el-Sheikh, sur la mer Rouge, le 6 novembre 2022. (Crédit : Mohammed ABED / AFP)
Un participant passe devant une maquette du globe terrestre au Centre international de conventions de Sharm el-Sheikh, le premier jour du sommet sur le climat COP27, dans la station balnéaire égyptienne de Sharm el-Sheikh, sur la mer Rouge, le 6 novembre 2022. (Crédit : Mohammed ABED / AFP)

La Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao) soutient à son tour l’ambition de protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030, objectif le plus en vue des négociations internationales sur la biodiversité, a annoncé lundi un responsable nigérian en marge de la COP27.

« Je suis fier de vous informer que les pays de la Cédéao sont parvenus à un consensus pour soutenir l’objectif ambitieux de protéger 30 % de nos terres et de nos océans d’ici 2030 », a déclaré Hassan Musa, conseiller spécial du président du Nigeria, lors d’une conférence de presse au sommet de l’ONU sur le climat à Charm el-Cheikh en Egypte.

« Le continent africain est le plus vulnérable » face au réchauffement de la planète et cet objectif est « essentiel pour atténuer le changement climatique et le déclin de la biodiversité », a-t-il ajouté.

L’explosion démographique et le taux d’urbanisation rapide de l’Afrique la rendent particulièrement vulnérable à la perte de biodiversité, largement due dans le monde entier à l’activité humaine, selon le groupe d’experts de l’ONU sur ce sujet (IPBES).

Protéger 30 % de la planète est le plus en vue des 22 objectifs au cœur des négociations internationales sur la biodiversité. Depuis trois ans, celles-ci tentent de définir un cadre mondial jusqu’en 2030 pour la protection de la nature et de ses ressources indispensables aux humains.

Ces négociations visent à obtenir un accord en décembre à Montréal, lors de la COP15 de la Convention sur la diversité biologique (CBD), signée par 195 pays et l’Union européenne, mais pas par les Etats-Unis.

Les observateurs espèrent que l’accord final sera l’équivalent pour la biodiversité de l’accord de Paris sur le climat, alors que la communauté internationale a échoué à tenir ses engagements sur la décennie écoulée.

Il n’existe aucun décompte officiel du nombre de pays qui se sont engagés à respecter cet objectif, surnommé « 30 by 30 » (30 % d’ici 2030), mais selon la « Coalition de la haute ambition pour la nature et les peuples », fondée par l’Union européenne, plus de 100 pays le soutenait officiellement avant le renfort des 15 membres de la Cédéao.

« Des pays sont sur le point de s’engager », a assuré le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères, Zac Goldsmith, qui a cité les îles Samoa, Fidji et Tonga et fait état de discussions encourageantes avec la Malaisie et le Guyana.

En 2020, 17 % de la surface terrestre était protégée et presque 7% des zones marines et côtières, selon des critères parfois jugés insuffisants par les associations et scientifiques. L’objectif initial était de 17 % et 10 %.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...