L’Observatoire de la laïcité défend son action contre l’islamisme
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L’Observatoire de la laïcité défend son action contre l’islamisme

Matignon a annoncé vouloir "renouveler" l'Observatoire, accusé de ne pas en faire assez contre l'islamisme, voire de proximité avec certains mouvements controversés

Jean-Louis Bianco, ex ministre du PS et président de lObservatoire de la laïcité, en 2009. Crédit : Mikani/CC BY-SA 3.0=
Jean-Louis Bianco, ex ministre du PS et président de lObservatoire de la laïcité, en 2009. Crédit : Mikani/CC BY-SA 3.0=

Le président de l’Observatoire de la laïcité, l’ex-ministre PS Jean-Louis Bianco, a défendu vendredi son action contre l’islamisme, démentant fermement les accusation de complaisance lancées par certains responsables politiques, notamment après l’assassinat de Samuel Paty.

Matignon, a annoncé mardi vouloir « renouveler » l’Observatoire, accusé ces derniers jours par certains responsables politiques et militants laïcs de ne pas en faire assez contre l’islamisme, voire de proximité avec certains mouvements controversés.

Son sort divise jusque dans la majorité et ses détracteurs l’accusent notamment d’être proche du Comité contre l’islamophobie en France (CCIF) – menacé de dissolution par le gouvernement après la mort de M. Paty – en rappelant qu’ils ont signé ensemble une tribune après les attentats de novembre 2015.

Cette tribune « n’émane pas de l’Observatoire » et « a été signée par près de 15 000 personnes » dont des personnalités comme « l’actuelle Défenseure des Droits Claire Hedon », « le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger », « le Grand rabbin de France Haïm Korsia », « le directeur du CRIF Robert Ejnes », « le secrétaire général de l’enseignement catholique Pascal Balmand… » souligne M. Bianco dans un communiqué transmis à l’AFP. « Ces personnalités sont-elles ‘proches de l’islamisme’ ou ‘proches du CCIF’ qui est également signataire? », s’interroge-t-il.

Logo de l’Observatoire de la Laïcité, Observatoire. Son rôle est d’assister le Gouvernement dans son action visant au respect du principe de laïcité en France. (Crédit : Wikimedia Commons)

Il récuse également le terme de « laïcité souple » parfois employé à propos de son organisme chargé « d’assister le gouvernement dans son action » pour le respect de la laïcité en France.

L’Observatoire « n’adjective jamais la laïcité et rappelle très strictement le droit, c’est-à-dire celui qui découle des lois laïques (loi de 1905, loi de 2004, etc.) », explique M. Bianco, en rappelant que le gouvernement comme la Cour Européenne des droits de l’homme (CEDH) se sont régulièrement appuyés sur ses travaux pour mettre en place ou approuver des lois, notamment celle de 2004 interdisant le voile à l’école.

Il rappelle que l’Observatoire « est à l’origine de la circulaire ‘contre l’islamisme et pour la laïcité’ de février 2020 et que plusieurs de ses préconisations ont été reprises dans le discours du 2 octobre du Président de la République à propos du projet de loi (sur le séparatisme) qui sera présenté le 9 décembre prochain ».

L’Observatoire est également « à l’origine de l’obligation pour les imams détachés et les aumôniers d’être formés à la laïcité », et a formé « plus de 350 000 acteurs de terrain », ajoute M. Bianco qui appelle à « faire bloc » dans « le combat contre l’islamisme et contre tous les fanatismes ».

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