L’OCI dénonce Téhéran et condamne le Hezbollah
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L’OCI dénonce Téhéran et condamne le Hezbollah

L'Organisation de la coopération islamique a déploré l'ingérence de l'Iran et fustigé le Hezbollah pour les actes terroristes

Drapeau de l'Organisation de la coopération islamique (Crédit : domaine public Wikimedia commons)
Drapeau de l'Organisation de la coopération islamique (Crédit : domaine public Wikimedia commons)

L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a condamné « l’ingérence de l’Iran dans les affaires intérieures des États de la région » et son « soutien continu au terrorisme », dans un communiqué publié vendredi à l’issue de son 13e sommet à Istanbul.

« La Conférence a déploré l’ingérence de l’Iran dans les affaires intérieures des États de la région et des autres États membres, y compris au Bahreïn, au Yémen, en Syrie, et en Somalie, et a dénoncé son soutien continu au terrorisme », indique le texte.

L’OCI a également « condamné le Hezbollah pour les actes terroristes qu’il a perpétrés (…) et pour son soutien à des mouvements et groupes terroristes cherchant à déstabiliser et à menacer la sécurité de certains Etats membres de l’Organisation ».

Le Hezbollah, organisation terroriste dirigée par le Libanais Hassan Nasrallah, regroupe un mouvement politique et un groupe armé qui participe notamment aux combats en Syrie aux côtés des troupes du président Bachar al-Assad, soutenu par Téhéran mais dont Ankara et Ryad réclament le départ.

Le président iranien Hassan Rouhani et la délégation qui l’accompagne n’ont pas participé à la réunion de clôture du sommet de l’OCI pour protester contre ces mises en cause, ont rapporté plus tôt les médias iraniens.

Rouhani doit effectuer samedi une visite officielle à Ankara, où il doit être reçu par le président Recep Tayyip Erdogan, a annoncé la présidence turque.

Le sommet de l’OCI s’est déroulé sous haute sécurité dans le centre d’Istanbul, quadrillé par plus de 5 000 policiers spécialement mobilisés, selon l’agence de presse pro-gouvernementale Anatolie, et survolé par des hélicoptères.

La Turquie vit depuis plusieurs mois en état d’alerte renforcée en raison d’une série d’attentats attribués à l’EI ou liés à la reprise du conflit kurde.

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