L’officier chargé du recrutement des ultra-orthodoxes dans l’armée a reçu une fausse bombe
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L’officier chargé du recrutement des ultra-orthodoxes dans l’armée a reçu une fausse bombe

La police enquête sur cette menace et considère cet incident comme une grave escalade de la part des extrémistes de la communauté haredi

Des hommes ultra-orthodoxes manifestent devant la maison de Yaakov Rashi, directeur du département des étudiants en yéshiva de l'armée israélienne, le 18 juin 2017. (Crédit : Yaakov Lederman/Flash90)
Des hommes ultra-orthodoxes manifestent devant la maison de Yaakov Rashi, directeur du département des étudiants en yéshiva de l'armée israélienne, le 18 juin 2017. (Crédit : Yaakov Lederman/Flash90)

La police enquêtait toujours ce mardi sur une menace contre un officier de l’armée chargé de la conscription ultra-orthodoxe, alors que ce dernier a reçu une lettre contenant une fausse bombe à son domicile, le mot « Vengeance » écrit dessus.

L’enveloppe suspecte, d’où sortaient des files en saillie, a été envoyée lundi à Ramat Bet Shemesh au domicile de Yaakov Rashi, responsable du département « Yeshiva Students of IDF ». Sa femme a appelé la police et des artificiers ont été envoyés sur place pour gérer le colis, avant de conclure qu’il n’y avait aucun danger.

Rashi avait déjà reçu des menaces dans le passé, mais la police a qualifié le dernier incident de grave escalade et a donc déclaré qu’elle allait enquêter.

L’armée a déclaré dans un communiqué : « De tels actes ne nous dissuadent pas d’encourager des candidats à s’enrôler, conformément à la loi israélienne ».

Ces derniers mois ont connu une escalade dans la violence et serait le fait d’éléments extrémistes dans la communauté ultra-orthodoxe, ces derniers s’opposant avec véhémence au projet.

Le quartier de Mea Shearim à Jérusalem a vu ces derniers temps de multiples attaques – à la fois verbales et physiques – se répéter contre des soldats en uniforme, par des membres extrémistes de la communauté.

Les agressions, les menaces et les manifestations violentes proviennent de l’opposition à la participation au service militaire des jeunes ultra-orthodoxes, service auquel tout citoyen israélien est tenu.

Ces attaques ont été dénoncées par des responsables militaires, par la police et des politiciens.

Il faut savoir que certains segments de la société ultra-orthodoxe refusent de reconnaître l’Etat d’Israël et s’opposent au sionisme, leur conviction étant que l’établissement d’un Etat juif ne devrait se faire qu’après l’arrivée du Messie. Aujourd’hui, la plupart des Juifs ultra-orthodoxes ne servent pas dans l’armée israélienne.

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