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Londres : Des étudiants masqués ont menacé de décapiter un professeur israélien

Michael Ben-Gad, qui a servi dans Tsahal dans les années 1980, a déclaré avoir été pris pour cible par le groupe anti-Israël City Action for Palestine, qui exige son renvoi

Des étudiants anti-israéliens perturbent la conférence du professeur Michael Ben-Gad à la City University de Londres, le 22 octobre 2025. (Press TV via X)

Un professeur d’économie de la City University of London a déclaré jeudi aux médias britanniques que des manifestants masqués avaient fait irruption dans sa salle de cours la veille, menaçant de le décapiter et criant qu’il était un « criminel de guerre » et un « nazi ».

« Ils se sont approchés de moi et m’ont crié dessus », a expliqué Michael Ben-Gad à Sky News.

« L’un d’eux m’a menacé de me couper la tête. »

Une vidéo partagée sur les réseaux sociaux montre des manifestants masqués envahissant la salle de classe et criant que Ben-Gad « participe au génocide à Gaza ».

La vidéo montre une poignée d’étudiants masqués en colère accusant Ben-Gad d’avoir servi dans les « IOF » (acronyme de « Israeli Occupation Forces », terme utilisé par certains militants anti-israéliens pour désigner l’armée israélienne) et scandant des slogans pro-palestiniens tandis que le personnel de sécurité tentait de les faire sortir de la salle.

Ben-Gad, qui a servi dans l’armée israélienne dans les années 1980 et qui entretient des liens avec des universités israéliennes, a déclaré avoir été pris pour cible par un groupe anti-Israël appelé City Action for Palestine, qui exige son licenciement.

Une semaine plus tôt, le groupe avait distribué des tracts sur le campus qualifiant Ben-Gad de « terroriste » et réclamant son renvoi, car son service militaire obligatoire, de 1982 à 1985, avait coïncidé avec le massacre de Sabra et Chatila à Beyrouth pendant la guerre civile libanaise.

Ben-Gad a répondu que son « seul crime » était d’être un Juif ayant vécu au Moyen-Orient.

« Si l’objectif de la manifestation était de m’effrayer ou de m’intimider, franchement, ils devront faire beaucoup mieux que d’imprimer un tract, de lancer une campagne Instagram ou d’organiser une petite manifestation », a déclaré Ben-Gad au Daily Mail.

Un tract appelant au renvoi du professeur Michael Ben-Gad de la City University of London (capture d’écran utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

« J’ai donné mes cours cette semaine comme d’habitude alors que tout cela commençait, et j’ai l’intention de faire de même la semaine prochaine », a-t-il déclaré. « Je suis effectivement, comme ils le disent, un ancien combattant de l’armée israélienne, et j’ai l’intention d’agir comme tel — ces chemises brunes modernes ne me feront pas entrer dans la clandestinité. »

À la suite de cet incident, l’université a déclaré que Ben-Gad, qui travaille à la City University of London depuis 2008 et a occupé le poste de directeur du département d’économie pendant trois ans, bénéficie du soutien total de l’université et de sa direction.

« City St George’s soutient et défend pleinement la liberté d’expression dans le cadre de la loi et est disposée à engager des discussions et des débats légaux sur tous les sujets », a déclaré un porte-parole. « Cependant, les tentatives illégales et répugnantes visant à entraver et à perturber nos activités universitaires sont tout autre chose, et l’université ne tolérera pas le harcèlement de son personnel et de ses étudiants.

« Nous rejetons les actions illégales de ce petit groupe d’individus qui n’est affilié ni à l’université ni à son syndicat étudiant », poursuit le communiqué. « Nous continuerons à soutenir et à protéger notre personnel et nos étudiants, y compris Michael, qui bénéficie du soutien total de l’université et de son équipe de direction, ainsi que de ses collègues de toutes confessions et de tous horizons. »

Plus d’un millier d’universitaires britanniques ont signé une pétition contre les attaques visant Ben-Gad.

« Indépendamment des divergences d’opinion sur la récente guerre à Gaza et l’histoire du conflit israélo-palestinien, nous déplorons toute campagne visant à intimider et à chasser des enseignants parce qu’ils sont israéliens, juifs ou membres de tout autre groupe », peut-on lire dans la pétition. « Nous sommes extrêmement reconnaissants du soutien sans faille apporté par le président et l’équipe de direction au professeur en question, et nous tenons à exprimer notre soutien tout aussi indéfectible. »

L’antisémitisme a connu une forte recrudescence au Royaume-Uni depuis le début de la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza. Plus de 1 500 actes antisémites ont été enregistrés dans tout le pays au cours du premier semestre 2025, soit le deuxième total le plus élevé jamais enregistré, a déclaré plus tôt cette année le Community Security Trust (CST), l’organisation à but non lucratif qui assure la sécurité des organisations juives à travers le pays.

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