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Londres : le musée juif va fermer son bâtiment de Camden Town

Les locaux d'Albert Street seront fermés à la fin du mois prochain ; la plus grande partie de ses plus de 40 000 objets de collection seront entreposés

Le musée juif de Londres. (Crédit : Wikimedia Commons)
Le musée juif de Londres. (Crédit : Wikimedia Commons)

Le musée juif de Londres va fermer son bâtiment de Camden Town et vendre ses locaux, avec le projet à long-terme de relocaliser un nouveau modèle d’opération.

Nick Viner, président du Jewish Museum London (JML), a indiqué que cette décision avait été prise après de longues discussions de son conseil d’administration.

Il a déclaré à Jewish News que la nécessité de relever les défis financiers en plus de la pandémie et de la crise du coût de la vie – avec « la décision prise avec réticence de ne pas continuer les expositions temporaires » – avaient amené les membres du conseil d’administration à réexaminer « notre vision de l’avenir ».

A court-terme, cette décision impliquera la fermeture des locaux d’Albert Street dès la fin du mois. La majorité de la collection du musée – elle consiste en plus de 40 000 objets – sera entreposée.

Le JML espère avoir quitté le bâtiment d’ici la fin de l’année 2023. Viner a dit que l’idée était « probablement de s’établir à un nouvel endroit plus fréquenté », un processus qui pourrait prendre trois à cinq ans. Il a ajouté qu’un certain nombre d’acquéreurs potentiels du bâtiment s’étaient d’ores et déjà manifestés.

Dans l’intervalle, l’intention du musée est de continuer ses programmes scolaires très réussis qui rassemblent des milliers de jeunes – en majorité des non-Juifs – en présentiel, dans le bâtiment, et à distance. Un portail en ligne d’enseignement qui est utilisé par les élèves et par les enseignants attire plus de 119 000 utilisateurs par an.

Le projet du musée, selon Viner, est également de continuer ses activités dans des lieux temporaires variés de tout Londres, « peut-être dans des espaces plus petits ».

Photo d’illustration : Des galeries du musée juif de Londres, le 16 mars 2010. (Crédit : Lefteris Pitarakis/AP)

Des discussions avec de potentiels partenaires sont d’ores et déjà en cours sur la création de « pôles culturels » – peut-être à Camdem, où le musée a tissé des relations fortes.

Le musée a également l’intention, avec la création d’une bibliothèque de prêt des objets issus de sa collection, de permettre à différentes régions – notamment Brighton, Leeds et Liverpool – d’emprunter ses artéfacts à partir de cet automne.

Le JML occupait cette maison géorgienne classée et dotée d’une extension depuis 2010. Des difficultés financières, avant la pandémie, avaient impliqué que le musée avait perdu son statut NPO – Organisation du portefeuille national, placée sous les auspices du Arts Council England, un statut très convoité, qu’il a récupéré depuis.

Au mois de novembre 2022, il avait été annoncé que le JML était l’un des huit musées seulement, à Londres, à avoir cette accréditation, ce qui signifie qu’il touchera 224 000 euros de financement annuel jusqu’en 2026.

Mais selon Viner, même pour cette version « minimaliste » du musée, le financement apporté par l’Arts Council n’a pas été suffisant pour rendre l’institution durable. Compléter ces fonds grâce à des donations philanthropiques n’a pas été non plus une solution stable et le conseil d’administration estime que la vente d’Albert Street « apportera des fonds pour les coûts opérationnels intermédiaires du JML en apportant aussi une contribution pour le site du nouveau musée et un capital d’amorçage. »

« Le musée juif de Londres est le plus petit musée juif parmi les villes européennes majeures », a noté Viner, « même si la ville héberge la deuxième plus grande communauté juive et la deuxième collection la plus importante ». La différence, estime-t-il, c’est que les musées juifs européens sont tous financés grâce à des fonds publics.

En plus d’accueillir la collection nationale de Judaïca en Grande-Bretagne, le musée juif expose des collections du musée militaire juif, de la United Synagogue, et de la Jewish Historical Society of England.

Viner a expliqué à Jewish News que la décision de fermer et de vendre le bâtiment d’Albert Street « n’a pas été prise à la légère ». Mais, a-t-il ajouté, « alors que nous approchons de notre centenaire, le JML est à la croisée des chemins. Nous avons une opportunité extraordinaire de redéfinir le musée à l’avenir. Alors que la collection va quitter Albert Street pour un foyer temporaire, cela créera aussi de nouvelles opportunités que nous pourrons expérimenter ».

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