Londres : les feux de joie pour Lag Baomer font 30 blessés
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Londres : les feux de joie pour Lag Baomer font 30 blessés

Le vent violent semble avoir fait office de combustible pour le feu de joie ; mais les smartphones sont également équipés d'une batterie inflammable

Une trentaine de Juifs britanniques auraient été blessés dans le quartier de Stamford Hill, à Londres, mercredi soir, après qu’un feu de camp s’est transformé en une grande explosion lors d’une célébration de la fête de Lag Baomer.

Les médecins ont soigné une trentaine de personnes sur place, selon le site Web de Yeshiva World News, et une dizaine d’entre eux ont été emmenés dans des hôpitaux locaux pour des brûlures au visage.

La vidéo de l’explosion diffusée par Hatzola, un service médical d’urgence bénévole juif, montre un rabbin ultra-orthodoxe local se préparant à allumer un feu. Mais lorsqu’il essaie de l’enflammer, le monticule s’enflamme immédiatement et fait fuir des dizaines de personnes prises de panique.

Alors que la boule de feu a apparemment été provoquée par un excès de carburant versé sur le foyer avant qu’il ne soit allumé, certains sur les réseaux sociaux ont émis l’hypothèse qu’elle pourrait avoir été causée par des téléphones portables déposés dans le bûcher par des Juifs ultra-orthodoxes. Cette thèse a été amplifiée jeudi matin par les tabloïds britanniques.

Certains Juifs ultra-orthodoxes s’opposent à l’utilisation des smartphones, les jugeant dangereux et spirituellement nuisibles, et Yeshiva World News a déclaré que le rabbin avait fait un discours sur la question avant l’explosion. L’article affirme également qu’il y avait « incontestablement » plusieurs smartphones placés à l’intérieur du feu.

Hatzola a déclaré sur Twitter qu’elle « a constitué une méga équipe d’intervention en cas d’incident majeur provoqué par des incendies ».

Le service d’ambulance de Londres a dit avoir dépêché une équipe d’intervention dans les endroits dangereux pour aider Hatzola.

La fête de Lag Baomer marque l’anniversaire de la mort de Rabbi Shimon bar Yohaï, un sage du 2e siècle de l’ère commune. La coutume d’allumer des feux de joie pour le célébrer s’est développée au cours des centaines d’années passées et ne relève pas de la loi religieuse.

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