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L’ONU craint une prochaine exécution d’un citoyen irano-suédois – HCDH

Le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme dit détenir de sérieuses infos selon lesquelles le Dr. Ahmadreza Djalali pourrait être prochainement exécuté pour "inimitié envers Dieu"

Le chercheur suédo-iranien Ahmadreza Djalali avant que l'Iran ne le condamne à mort pour avoir prétendument espionné pour le compte d'Israël, à Barcelone, en Espagne, en 2014. (Crédit : Vida Mehrannia via AP)
Le chercheur suédo-iranien Ahmadreza Djalali avant que l'Iran ne le condamne à mort pour avoir prétendument espionné pour le compte d'Israël, à Barcelone, en Espagne, en 2014. (Crédit : Vida Mehrannia via AP)

Un citoyen irano-suédois pourrait être « prochainement » exécuté en Iran, en représailles à la confirmation par la Suède de la condamnation d’un ancien responsable pénitentiaire iranien, a averti samedi l’ONU.

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) rapporte sur X détenir « des informations inquiétantes selon lesquelles le Dr. Ahmadreza Djalali pourrait être prochainement exécuté pour ‘inimitié envers Dieu' ».

Interrogée par l’AFP, la diplomatie suédoise a dit avoir « pris connaissance de cette information, qui n’a pas été confirmée ».

Djalali a été condamné à mort en 2017 après des accusations d’espionnage jugées sans fondement par Stockholm et ses alliés. Avant son arrestation en Iran en avril 2016, Djalali était professeur associé en médecine de catastrophe dans une université à Bruxelles.

Le HCDH a regretté « le non-respect des règles pour un procès équitable et l’absence de procédure régulière ». « L’Iran doit arrêter cette exécution », ajoute l’organisme de l’ONU.

En outre, Stockholm a estimé que Djalali devrait être libéré pour des raisons humanitaires.

« Les circonstances dans lesquelles Ahmadreza Djalali est détenu constituent une grave menace pour sa santé », a indiqué le ministère suédois des Affaires étrangères.

Les inquiétudes sur le sort de l’universitaire sont liées à la condamnation à perpétuité en Suède d’un ancien fonctionnaire pénitentiaire iranien, Hamid Noury, laissant craindre des représailles contre les prisonniers suédois détenus en Iran.

Selon Amnesty International, Djalali court un « grave risque d’être exécuté en signe de représailles immédiates » après la confirmation mardi en appel de la peine à perpétuité de Hamid Noury pour des crimes commis lors d’une purge de dissidents en 1988.

L’homme de 62 ans a été reconnu coupable de « violations graves du droit international humanitaire et de meurtre », pour son rôle dans la purge, quand 5 000 prisonniers ont été tués en Iran pour venger les attaques menées par le groupe d’opposition en exil, les Moudjahidine du peuple d’Iran (MEK) à la fin de la guerre Iran-Irak.

Noury avait été arrêté en 2019 à l’aéroport de Stockholm, où des opposants iraniens affirment l’avoir attiré pour permettre son arrestation, rendue possible par l’extraterritorialité des crimes les plus graves en droit suédois.

Après le verdict, « il apparaît de plus en plus plausible que les autorités iraniennes menacent d’exécuter Ahmadreza Djalali, à la suite de leurs demandes infructueuses pour influer sur le cours de la justice en Suède », estime Diana Eltahawy, directrice régionale adjointe d’Amnesty pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

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