L’ONU enquête sur la livraison d’équipements israéliens en Iran – média
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L’ONU enquête sur la livraison d’équipements israéliens en Iran – média

Un fabricant d'électronique de Jérusalem a affirmé qu'une entreprise turque l'avait "trompé" en envoyant des pièces en Iran en violation des sanctions du Conseil de sécurité

Photo d'illustration : Des condenseurs électroniques (Crédit : Eric Schrader/Wikipedia, CC-BY-SA-2.0)
Photo d'illustration : Des condenseurs électroniques (Crédit : Eric Schrader/Wikipedia, CC-BY-SA-2.0)

Les Nations unies enquêteraient actuellement sur une livraison de composants électroniques depuis la Turquie vers l’Iran, l’année dernière, en violation des sanctions internationales et elles ont demandé la coopération de l’Etat juif dans la mesure où les dits produits ont été fabriqués à Jérusalem.

L’affaire avait commencé au mois de juillet 2017, lorsque des inspecteurs des Emirats arabes unis avaient contrôlé un chargement destiné à la république islamique et avait trouvé ces composants électroniques, interdits d’exportation vers l’Iran selon les termes de la Résolution 2231 du Conseil de sécurité, avancée dans le cadre de l’accord sur le nucléaire passé en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances mondiales, a fait savoir le quotidien Yedioth Ahronoth jeudi.

L’ONU aurait établi que ces composants électroniques avaient été fabriqués par Celem Power Capacitors, une entreprise israélienne basée à Jérusalem. Le secrétariat des Nations unies – instance responsable des enquêtes sur les violations des résolutions prises par le Conseil de sécurité – avait alors écrit au gouvernement israélien pour obtenir des « informations utiles » sur le sujet.

Celem Power Capacitors, l’un des plus importants fabricants israéliens de condensateurs électroniques, a été choqué de recevoir la requête de l’ONU, a indiqué l’article paru dans le journal.

L’entreprise a déclaré qu’elle ignorait totalement que ses produits seraient envoyés en Iran, disant avoir été « trompée » par la firme turque à laquelle elle avait fait la livraison.

« Nous coopérerons dans le cadre de toute enquête », aurait dit l’entreprise israélienne. « Nous prouverons que nous avons vendu nos produits à la Turquie, à une entreprise établie. Nous ne faisons pas de ventes auprès des pays ennemis. La majorité de nos ventes sont destinées à l’Europe et aux Etats-Unis, mais la Turquie n’est pas un pays ennemi et il n’y a aucun obstacle à la possibilité de faire du commerce avec ce pays. »

« Dans tous les cas, si cette livraison est allée jusqu’en Iran, cela signifie que nous avons été trompés par l’acheteur », a conclu le fabricant.

Cet article est survenu dans un contexte de tensions élevées entre Jérusalem et Ankara.

Israël et la Turquie sont impliqués dans une guerre diplomatique sur la réponse israélienne apportée aux manifestations violentes qui ont eu lieu lundi à la frontière avec Gaza.

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