L’ONU marque les 25 ans de l’attentat contre l’AMIA à Buenos Aires
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L’ONU marque les 25 ans de l’attentat contre l’AMIA à Buenos Aires

L'organisme organisera une conférence internationale sur les victimes de terrorisme ; personne n'a été jugé dans cet attentat orchestré par l'Iran ayant fait 85 morts

Une cérémonie organisée au siège des Nations unies à New York marquant le 25e anniversaire de l'attentat terroriste ayant visé le centre juif de Buenos Aires, l'AMIA. (Crédit : autorisation du Congrès juif mondial via JTA)
Une cérémonie organisée au siège des Nations unies à New York marquant le 25e anniversaire de l'attentat terroriste ayant visé le centre juif de Buenos Aires, l'AMIA. (Crédit : autorisation du Congrès juif mondial via JTA)

Les Nations unies ont commémoré, lundi, le 25e anniversaire de l’attentat du Centre juif AMIA à Buenos Aires et annoncé la tenue d’une conférence internationale pour les victimes du terrorisme.

Selon l’ONU, son objectif sera de produire des recommandations concrètes aux États membres sur la façon de faire face au terrorisme.

C’est Vladimir Voronkov, le secrétaire général adjoint à la lutte contre le terrorisme, qui a annoncé la nouvelle. La conférence réunira des victimes, des États membres, des experts et des associations.

La cérémonie de commémoration du triste anniversaire de l’attentat à la bombe de 1994 fait partie des 20 événements similaires organisés dans de grandes villes du monde.

Celui de lundi a été organisé par le Congrès juif mondial et le gouvernement argentin.

« Je demande ici, aujourd’hui, au gouvernement argentin de continuer de tenter d’obtenir justice, je demande à ce que l’Iran et son proxy, le Hezbollah, soient traduits en justice », a déclaré la présidente du Congrès juif mondial pour l’Amérique du Nord, Evelyn Sommer.

Un homme marche dans les décombres après l’explosion d’une bombe à l’Association mutuelle israélite argentine (centre AMIA) à Buenos Aires, le 18 juillet 1994, tuant 85 personnes et en blessant environ 300 autres. (Crédit : Ali Burafi/AFP)

Le président de l’AMIA, Ariel Eichelbaum, a, lui, repris une phrase biblique « justice, justice, vous chercherez ».

Personne n’a été condamné dans cet attentat qui avait fait 85 morts et des centaines de blessés.

Le procureur spécial argentin, Alberto Nisman, avait établi que l’Iran était derrière, dont plusieurs anciens officiels iraniens, et qu’il avait été perpétré par un kamikaze du Hezbollah.

Alberto Nisman (Crédit : capture d’écran YouTube)

L’Iran était également impliqué dans l’attentat du 17 mars 1992 ayant visé l’ambassade israélienne à Buenos Aires et tué 29 personnes et blessé 200 autres.

« Cet attentat ne visait pas seulement la communauté juive, mais tout le peuple argentin, la liberté et la démocratie », a déclaré le ministre des Affaires étrangères argentin, Jorge Faurie. « Nous devons combattre l’antisémitisme avec ténacité ».

La série de commémorations de la tragédie a commencé dans la capitale chilienne, Santiago, le 4 juin et s’achèvera le 18 juillet, jour de l’attaque suicide, sur une cérémonie officielle à Buenos Aires.

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