L’ONU « prudemment optimiste » sur la réconciliation palestinienne
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L’ONU « prudemment optimiste » sur la réconciliation palestinienne

Pour la première fois, Hamdallah s'est rendu à Gaza pour préparer un transfert progressif de responsabilités - au moins civiles - des islamistes du Hamas au pouvoir à Gaza à l'AP

Nickolay Mladenov en 2013 (Crédit : Marco Castro/Nations unies)
Nickolay Mladenov en 2013 (Crédit : Marco Castro/Nations unies)

L’envoyé spécial de l’ONU pour le Proche-Orient Nickolay Mladenov a salué lundi le rapprochement entre les deux principaux mouvements palestiniens, qui s’est traduit par la première visite depuis deux ans à Gaza du Premier ministre Rami Hamdallah.

Cette visite est censée matérialiser la réconciliation entre ces groupes rivaux après une décennie d’animosité, grâce à une médiation égyptienne. Elle doit préparer le terrain à un transfert progressif de responsabilités — au moins civiles– des islamistes du Hamas au pouvoir à Gaza à l’Autorité palestinienne, dont émane le gouvernement de M. Hamdallah.

Les multiples tentatives de réconciliation ont échoué, mais M. Mladenov a dit à l’AFP qu’il existait des raisons de croire en celle-ci.

Il a invoqué la « volonté politique réelle » du Hamas et du Fatah, qui domine l’Autorité palestinienne, ainsi que la médiation égyptienne et la priorité accordée à des mesures concrètes limitées pour créer la confiance.

Rami Hamdallah, Premier ministre de l'Autorité palestinienne, est entouré par des agents de sécurité. Après avoir traversé le poste-frontière Erez, il est arrivé à à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, le 2 octobre 2017. (Crédit : AFP PHOTO / MAHMUD HAMS
Rami Hamdallah, Premier ministre de l’Autorité palestinienne, est entouré par des agents de sécurité. Après avoir traversé le poste-frontière Erez, il est arrivé à à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, le 2 octobre 2017. (Crédit : AFP PHOTO / MAHMUD HAMS

« Je suis prudemment optimiste. Je ne sous-estime aucune des nombreuses complications et difficultés qui peuvent apparaître en chemin », a-t-il dit. Mais « si la région reste engagée (dans le processus), si l’Egypte continue à jouer son rôle et si les parties intéressées continuent à montrer la même volonté qu’aujourd’hui de travailler avec nous, cela peut marcher », a-t-il dit.

Il a appelé les gouvernements étrangers à soutenir financièrement le gouvernement de l’Autorité palestinienne à Gaza.

« Il s’agit d’un effort pour renforcer les forces modérées dans une région en pleine tourmente », a-t-il ajouté. Interrogé sur la réaction des Etats-Unis à une réconciliation entre le Hamas et l’Autorité palestinienne, M. Mladenov a répondu que ce genre de discussions était prématuré.

Les Etats-Unis considèrent le Hamas, qui a mené trois guerres avec Israël depuis 2008, comme une organisation terroriste.

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