L’Orchestre andalou d’Ashdod a ouvert le festival Andalussyat de Casablanca
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L’Orchestre andalou d’Ashdod a ouvert le festival Andalussyat de Casablanca

Près d'une centaine de musiciens, membres de la chorale andalouse et des solistes d’Israël et du Maroc ont joué ensemble dirigé par le chef d'orchestre israélien Rafi Biton

L’Orchestre andalou israélien Ashdod lors de l’ouverture du festival de musique andalouse du Maroc, le festival Andalussyat en décembre 2018 (Crédit: autorisation)
L’Orchestre andalou israélien Ashdod lors de l’ouverture du festival de musique andalouse du Maroc, le festival Andalussyat en décembre 2018 (Crédit: autorisation)

L’Orchestre andalou israélien Ashdod a fait l’ouverture de l’un des plus grands festivals de musique andalouse du Maroc, le festival Andalussyat qui a eu lieu du 12 au 15 décembre à Casablanca en présence de près de 1 200 spectateurs, dont de nombreux dignitaires, des responsables gouvernementaux, des hommes d’affaires et face à un large public amateur du chant andalou.

L’événement a été retransmis en direct et a bénéficié d’une large couverture des médias locaux.

L’orchestre andalou d’Ashdod, invité à se produire lors de la cérémonie d’ouverture du festival a inclus près d’une centaine de musiciens, membres de la chorale andalouse et des solistes d’Israël et du Maroc, dont Abdel Fatah Benis, Benjamin Buzaglo, Miriam Toukan, Maxim Kroutchi, Sanah Ma’hati et Coco Turdjeman, orchestrés par Rafi Biton.

La venue d’un orchestre israélien au Maroc illustre la normalisation discrète des relations entre les deux pays qui entretiennent de nombreux liens, du fait notamment de la présence en Israël de 800 000 israéliens originaires du royaume chérifien.

« Bien que les autorités marocaines minimisent tout lien, les échanges commerciaux dans l’agriculture, le domaine militaire et la technologie existent depuis des décennies, de même que les liens culturels et humains » entre Israël et le Maroc, explique à Middle East Eye, Bruce Maddy-Weitzman, expert en relations israélo-marocaines à l’université de Tel Aviv, cité par le site marocain Tel Quel.

Confronté à une partie de son opinion hostile à la normalisation des relations avec Israël, et des partis politiques qui tentent de rendre illégale cette normalisation, le Maroc n’en entretient pas moins des rapports fructueux avec l’Etat hébreu. A noter que depuis 2000, les deux pays n’ont officiellement plus de relations diplomatiques.

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