Lotan : Nous n’aurions pas dû finir la guerre de 2014 sans le retour des soldats
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Lotan : Nous n’aurions pas dû finir la guerre de 2014 sans le retour des soldats

L'ex-négociateur israélien a indiqué qu'il avait quitté son poste en 2017 parce que le cabinet n'avait pas accepté ses propositions de pourparlers avancés avec le Hamas

Soldats de l'armée israélienne Oron Shaul (à gauche) et Hadar Goldin (à droite) (Crédit : Flash90)
Soldats de l'armée israélienne Oron Shaul (à gauche) et Hadar Goldin (à droite) (Crédit : Flash90)

Un ancien responsable qui avait pris la tête des efforts israéliens visant à rapatrier les dépouilles de deux soldats israéliens détenus par le groupe terroriste du Hamas a déclaré qu’Israël n’aurait pas dû mettre un terme à la guerre de 2014 – lors de laquelle les corps des deux hommes avaient été capturés – sans leur retour préalable.

Lior Lotan, colonel à la retraite de l’armée israélienne, avait été désigné par le Premier ministre Benjamin Netanyahu en 2014 pour diriger les efforts de rapatriement des dépouilles des soldats Hadar Goldin et Oron Shaul, et pour obtenir le retour des civils israéliens qui avaient traversé de leur propre gré la frontière avec Gaza et qui se trouveraient entre les mains du groupe terroriste. Il avait quitté ses fonctions au milieu de l’année 2017.

Il a confié vendredi à la chaîne Hadashot être parti parce que le cabinet n’avait pas accepté sa proposition de négociations avancées avec le groupe terroriste.

Lotan n’a pas donné de détails sur la proposition en question, disant seulement qu’il avait soumis « d’autres méthodes, hors des sentiers battus » qui avaient été rejetées par les ministres. Il a ajouté qu’il n’avait pas voulu « faire partie d’un autre accord coûteux et déraisonnable avec le Hamas » pour le retour des captifs.

Lior Lotan (Crédit : Flash 90)

Il a souligné que ses méthodes n’étaient pas une « solution magique » mais qu’elles avaient le potentiel de réussir.

Dans des enregistrements publiés par la radio militaire suite à la démission de Lotan, le négociateur avait indiqué qu’Israël devait adopter une politique d’enlèvement des combattants ennemis à utiliser comme outil de marchandage lors de prochains échanges de prisonniers.

Il n’a pas été précisé si ce sont les méthodes auxquelles Lotan se référait.

Il a ajouté qu’il « y a un moment où nous avons été sur le point d’emprunter une voie qui, finalement, aurait pu nous mener à une sorte d’accord », mais il a souligné qu’un pacte n’avait jamais été à portée de main lorsque les pourparlers s’étaient déroulés.

Il a indiqué que « le meilleur moment pour faire revenir les hommes qui avaient été enlevés sans devoir faire une libération massive de prisonniers palestiniens a été… durant la campagne. Et si cela n’a pas été fait à ce moment-là, il fallait le faire lorsqu’on négociait la fin de la guerre ».

Il a ajouté que les pourparlers qui avaient mis un terme à la guerre de 2014 avaient été le moment parfait pour soumettre de telles demandes. « L’un de nos objectifs de combat aurait dû être la capture d’hommes du Hamas. Nous aurions dû dire : ‘Si vous voulez leur retour, rendez-nous les nôtres ».

Lotan a exprimé son soutien aux familles de soldats kidnappés qui ont indiqué que les discussions présumées portant sur un cessez-le-feu à long terme avec le Hamas – négocié par l’ONU et l’Egypte – ne devaient aller de l’avant que si elles comprenaient un accord déterminant le retour des dépouilles de Shaul et de Goldin.

Dimanche, Simcha et Leah Goldin ont accusé Netanyahu de ne rien faire pour garantir le retour du corps de leur fils.

Après avoir rencontré Netanyahu pour un point sur les initiatives livrées en faveur du rapatriement des deux soldats, le coupe a exprimé ses regrets face à ce qu’il a qualifié de manques de progrès. Des proches de Shaul étaient également présents.

Netanyahu entretient une relation orageuse avec les familles des portés-disparus israéliens, qui accusent depuis longtemps le gouvernement de ne pas passer à l’action pour faire revenir les dépouilles de leurs fils.

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