L’Otan veut éviter que la crise du Covid-19 devienne une crise pour la sécurité
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L’Otan veut éviter que la crise du Covid-19 devienne une crise pour la sécurité

L'Otan se réunira par vidéoconférence pour discuter de la manière de poursuivre ses missions en Afghanistan et en Irak après le désengagement des Etats-Unis

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'OTAN, au Conseil de l'Union européenne, à Bruxelles, le 18 mai 2017. (Crédit : Thierry Charlier/AFP)
Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'OTAN, au Conseil de l'Union européenne, à Bruxelles, le 18 mai 2017. (Crédit : Thierry Charlier/AFP)

L’Otan doit éviter que la crise sanitaire provoquée par le Covid-19 ne mette en péril la sécurité des alliés, car les menaces « n’ont pas disparu comme par miracle », a averti mercredi son secrétaire général, Jens Stoltenberg.

« Il faut s’assurer que cette crise sanitaire ne provoque pas une crise de sécurité », a affirmé Jens Stoltenberg au cours d’une conférence de presse virtuelle à la veille d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Alliance.

« Pour la première fois dans l’histoire de l’Otan, en 70 ans, une réunion des ministres va se tenir par vidéoconférence », a-t-il souligné.

Les sujets de discussion sont nombreux, car l’Otan doit discuter de la manière de poursuivre ses missions en Afghanistan et en Irak après le désengagement des Etats-Unis.

L’Otan va devoir assumer une partie des activités de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique en Irak et va réduire à
12 000 le nombre de ses effectifs en Afghanistan où « la situation demeure délicate » malgré l’accord signé entre les talibans et les Etats-Unis, a-t-il expliqué.

Illustration : Les soldats américains dans le complexe de la base de Taji qui accueille les troupes irakiennes et américaines, le 29 décembre 2014. (Crédit : AFP / ALI AL-SAADI)

« Nous veillons à prendre des mesures de prévention contre le Covid-19, mais l’Otan continue de fonctionner, car les menaces n’ont pas disparu comme par miracle », a-t-il insisté.

« La Russie mène des exercices militaires et nos patrouilles pour la surveillance du ciel et en mer se poursuivent », a-t-il souligné.

« Nous avons reprogrammé ou redimensionné certains exercices, mais nous n’avons pas réduit la disponibilité opérationnelle », a-t-il soutenu.

« La meilleure réponse à la désinformation et à la propagande ce sont les faits », a-t-il insisté.

L’Otan doit par ailleurs examiner comment mieux coordonner son soutien et son assistance aux pays de l’Alliance face à la pandémie, a-t-il annoncé.

« Les capacités militaires viennent en soutien aux efforts civils. Elles aident pour les contrôles aux frontières, pour les transports de moyens médicaux, pour les opérations de désinfection », a-t-il souligné.

« Les Alliés déterminent individuellement les moyens dont ils ont besoin et sollicitent une aide des autres pays via le Centre de coordination de la réponse aux crises humanitaires de l’Otan », a-t-il rappelé.

La Turquie a ainsi acheminé mercredi de l’aide médicale à l’Italie et à l’Espagne avec un avion cargo militaire. Une demande de l’Espagne a reçu une réponse de la République Tchèque.

Un soignant pousse une femme dans un fauteuil roulant devant l’hôpital Burgos (UBU) le 21 mars 2020, à Burgos dans le nord de l’Espagne. (Photo par CESAR MANSO / AFP)

« L’Alliance doit réfléchir comment utiliser ses capacités de manière plus efficace et plus rapide », a souhaité Jens Stoltenberg.

« Il appartient à chaque pays de déterminer de quelle aide il a besoin », a-t-il insisté en réponse à une question sur les soutiens très médiatisés apportés par la Chine et la Russie.

« Cette crise est internationale, il faut s’aider les uns les autres », a-t-il conclu.

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