L’Union sioniste cible Netanyahu dans un gigantesque panneau d’affichage
Une affiche cite le Premier ministre, accusé aujourd'hui par la police de corruption, à l'époque où il demandait à Olmert de démissionner dans des circonstances similaires en 2008

La plus grande faction de la Knesset, l’Union sioniste, a ciblé jeudi les automobilistes pour leur faire comprendre que le Premier ministre Benjamin Netanyahu devrait démissionner suite aux recommandations de la police d’inculpation de corruption.
Un immense panneau sur l’autoroute principale de Tel Aviv cite les propos de Netanyahu qui avait déclaré en 2008 au sujet d’Ehud Olmert qui faisait l’objet à l’époque d’une enquête pour de multiples cas de corruption présumée qu' »un Premier ministre mis à mal dans les enquêtes n’a aucun mandat public ou moral pour prendre des décisions cruciales … la meilleure chose à faire est de rentrer chez soi. »
Dans un post sur Twitter, le chef de l’Union sioniste, Avi Gabbay, a déclaré : « Netanyahu n’échappera pas à ses responsabilités ni à la honte. Les recommandations de la police sont sévères et Netanyahu a perdu la confiance publique pour diriger Israël. Des millions de conducteurs qui passent devant le panneau d’affichage que nous avons mis en place ce matin veulent que Netanyahu démissionne de son poste et qu’Israël redevienne un pays débarrassé de la corruption et dirigé par de nouveaux dirigeants honnêtes. »
Olmert, qui a occupé le poste de Premier ministre de 2006 à 2009, a été libéré le 2 juillet 2017, après avoir purgé 16 mois et demi d’une peine de 19 mois pour abus de confiance et corruption dans deux condamnations pour corruption.
Mardi, la police a recommandé que Netanyahu soit inculpé dans deux enquêtes, surnommées les affaires 1000 et 2000.
Dans l’affaire 1000, Netanyahu et sa femme, Sara, auraient reçu des dons illicites de bienfaiteurs milliardaires, notamment du magnat d’Hollywood d’origine israélienne Milchan, pour un total de 1 million de shekels (283 000 euros). En échange, Netanyahu est accusé par la police d’être intervenu au nom de Milchan pour des questions liées à la législation, aux transactions commerciales et aux accords de visa.
L’affaire 2000 implique un accord présumé illégal entre Netanyahu et l’éditeur du journal Yedioth Ahronoth, Arnon Mozes, avec l’intention du Premier ministre d’affaiblir un quotidien rivale, Israel Hayom, soutenu par Sheldon Adelson, en échange d’une couverture plus favorable du Yedioth.
Netanyahou a nié tout acte répréhensible.







