L’universitaire irano-suédois pourrait être exécuté dès mercredi, selon sa femme
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L’universitaire irano-suédois pourrait être exécuté dès mercredi, selon sa femme

Ahmadreza Djalali est accusé par l'Iran d'espionnage au profit d'Israël ; son épouse appelle la communauté internationale a intervenir

Ahmadreza Djalali, à gauche, avec sa famille. (Crédit :, Capture d'écran YouTube/Amnesty International)
Ahmadreza Djalali, à gauche, avec sa famille. (Crédit :, Capture d'écran YouTube/Amnesty International)

L’universitaire irano-suédois Ahmadreza Djalali, accusé par l’Iran d’espionnage pour le compte d’Israël, pourrait être exécuté dès mercredi, a fait savoir un groupe de défense de droits de l’Homme et sa femme.

M. Djalali, qui a travaillé à l’Institut Karolinska, une faculté de médecine de Stockholm, avait été arrêté au cours d’une visite en Iran en avril 2016.

Reconnu coupable d’avoir transmis au Mossad (les renseignements extérieurs israéliens) des informations sur deux responsables du programme nucléaire iranien ayant permis leur assassinat entre 2010 et 2012, il a été condamné à mort. Djalali serait puni pour avoir refusé d’espionner pour le compte de l’Iran pendant qu’il travaillait en Europe.

Il a obtenu la citoyenneté suédoise en février 2018, pendant son incarcération.

Le groupe Iran Human Rights a déclaré mardi que Djalali faisait face à un « risque imminent d’exécution et seule une réaction ferme et urgence de la part de la communauté internationale peut sauver sa vie ».

Sa femme, Vida Mehrannia, a déclaré au groupe qu’il avait été transféré à la prison de Rajai Shahr mardi. C’est généralement là-bas que l’Iran exécute ses prisonniers, et souvent le mercredi.

Mehrannia a déclaré mardi au Guardian qu’elle a « parlé avec lui la semaine dernière et il a dit que ce dont il a parlé va se produire. Il sera exécuté demain, à moins que quelqu’un n’intervienne ».

« Je ne suis pas une personnalité politique, mais tout ce que je demande c’est que des pays qui ont de l’influence, peut-être l’Australie ou les États-Unis, demandent à l’Iran d’ouvrir sa porte et d’annuler sa sentence », a-t-elle dit.

Agnès Callamard, rapporteuse spéciale du Conseil des droits de l’homme des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires a averti mardi dans un communiqué que l’exécution de Djalali était imminente.

« Le ‘juge’ qui supervise l’exécution arbitraire aurait dit que la famille aurait droit à une dernière visite avant son exécution. C’est inadmissible. Et illégal. Des vies humaines, juste des pions dans la politique internationale, un prêté pour un rendu, rien à voir au final », a déclaré Callamard.

La semaine dernière, Téhéran a mis en garde contre « toute ingérence » de la Suède après que Stockholm a appelé la République islamique à ne pas exécuter Djalali.

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