L’université Hébraïque doit financer les écoles de médecine, dit Hadassah
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L’université Hébraïque doit financer les écoles de médecine, dit Hadassah

Cinq institutions d'enseignement ont été financées par Hadassah depuis 1963 à Jérusalem. Un arrangement qui ne peut continuer, dit l'organisation

Le symbole de l'université hébraïque sur la porte du campus du centre médical Hadassah Ein Kerem d'Hadassah à l'université, le 16 juin 2013 (Crédit : Flash90)
Le symbole de l'université hébraïque sur la porte du campus du centre médical Hadassah Ein Kerem d'Hadassah à l'université, le 16 juin 2013 (Crédit : Flash90)

Le conseil d’administration du centre médical et l’Organisation des femmes sionistes d’Amérique de Hadassah ont informé l’université Hébraïque de Jérusalem qu’à dater du 21 janvier 2021, ils prévoyaient de mettre un terme au financement des cinq écoles de médecine de l’université – un financement assumé jusqu’à présent en vertu d’accords mis en place depuis 1963.

Dans un courrier du 6 mars, la présidente nationale Ellen Hershkin de l’Organisation des femmes sionistes d’Amérique de Hadassah et le directeur-général de l’hôpital éponyme Zeev Rotstein ont écrit au professeur Asher Cohen, président de l’université hébraïque de Jérusalem : « au vu des nombreux changements survenus au cours des dernières années, la perpétuation des accords passés de longue date – sous leur forme actuelle – est devenue, comme vous le savez, de plus en plus intenable pour nous ».

Selon les termes de ces accords, Hadassah finance l’ensemble des coûts des cinq écoles de médecine dont l’hôpital Hadassah est partenaire. L’université Hébraïque ne participe pas au financement de ces instituts d’enseignement, à l’exception d’un petit montant qui n’aide guère à couvrir les déficits budgétaires des écoles, ont déclaré de hauts responsables de Hadassah au Times of Israel.

L’hôpital Hadassah a continué à verser des fonds aux écoles de médecine même après avoir connu une crise budgétaire qui a nécessité la mise en place d’un plan de redressement avec le gouvernement en 2014. Ce plan prévoyait une réduction des coûts et de nouvelles initiatives destinées à améliorer l’efficacité des établissements en échange d’une injection d’argent public jusqu’à la fin du mois de décembre 2020.

L’université, pour sa part, empoche les frais versés par les étudiants et le soutien financier apporté par le Conseil de l’Enseignement supérieur aux écoles, ont ajouté les hauts-responsables de Hadassah.

Dans tous les autres hôpitaux publics en Israël qui travaillent avec les universités, c’est l’université qui finance les écoles de médecine et non les hôpitaux, ont-ils noté.

Le manque de participation de l’université au financement de ces écoles, selon l’accord actuel qui a été passé avec Hadassah, a entraîné un déficit budgétaire d’environ 30 millions de shekels par an. De plus, un accord collectif entre Hadassah et le personnel universitaire a entraîné un déficit supplémentaire de 43 millions de shekels par an.

Un processus de médiation est en cours entre Hadassah et l’Association médicale israélienne pour réduire ces coûts. Si ce processus devait échouer, Hadassah devra annoncer l’annulation de l’accord collectif à partir du 1er janvier 2021, ont noté les responsables.

Hershkin et Rotstein ont fait savoir dans la lettre qu’ils notifiaient à l’université « la fin des accords d’affiliation » concernant les cinq écoles médicales au 1er janvier 2021.

Les liens avec l’université pourront reprendre grâce à de nouveaux accords qui seront révisés, ont dit les responsables. Ils ont souligné que Hadassah avait pour objectif de continuer à être un hôpital universitaire basé sur l’enseignement, la recherche et les traitements cliniques avancés et que si les conventions passées avec l’université Hébraïque n’étaient pas réajustées, alors l’hôpital tenterait de trouver des accords avec d’autres universités israéliennes.

Les cinq écoles – de médecine, de médecine dentaire, de soins infirmiers, de santé publique et d’ergothérapie – sont toutes basées à Jérusalem. Les responsables ont ajouté que les étudiants qui sont d’ores et déjà sur les bancs des écoles ne devraient pas être touchés par ces développements.

Des copies du courrier ont été envoyées au ministre des Finances Moshe Kahlon, au vice-ministre de la Santé Yaakov Litzman, ainsi qu’à d’autres responsables.

Sollicitée par courriel, la porte-parole de l’université Hébraïque n’a pas répondu à notre demande de commentaire.

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