L’université hébraïque reconnait pour la première fois les examens de l’AP
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L’université hébraïque reconnait pour la première fois les examens de l’AP

Les Palestiniens peuvent maintenant candidater auprès de la prestigieuse institution sans passer les examens israéliens

L'entrée de l'université hébraïque de Jérusalem. Illustration. (Crédit : Wikimedia Commons)
L'entrée de l'université hébraïque de Jérusalem. Illustration. (Crédit : Wikimedia Commons)

L’université hébraïque de Jérusalem est devenue la première université israélienne à reconnaître les examens finaux de l’Autorité palestinienne (AP), le taujihi.

Avant cela, les Palestiniens de Jérusalem Est, de Cisjordanie ou de la bande de Gaza qui voulaient étudier à l’université devaient achever un programme préparatoire d’un an avant d’être admis.

Avec cette nouvelle politique, les Palestiniens qui ont obtenu de très bons résultats au taujihi pourront entrer à l’université sans passer par aucun programme préparatoire.

De plus, le nouveau programme permettra aux étudiants palestiniens les plus brillants d’être admis à l’université dans passer les tests psychométriques, un examen israélien nécessaire à l’entrée dans l’enseignement supérieur, tant qu’ils ont eu un score suffisant à leur taujihi.

La nouvelle politique est cependant un programme pilote, qui ne s’applique qu’à certains départements, dont ceux d’humanité, de communications, de journalisme, de géographie, de relations internationales, de sciences politiques, de sociologie, d’anthropologie et de statistiques.

L'Université hébraïque sur le mont Scopus, à Jérusalem. Illustration. (Crédit : Leeor Bronis/Times of Israel)
L’Université hébraïque sur le mont Scopus, à Jérusalem. Illustration. (Crédit : Leeor Bronis/Times of Israel)

Les scores nécessaires à une admission sans avoir à passer les tests psychométriques vont de 90 pour le département d’humanité à 95 pour celui de statistiques.

Les étudiants palestiniens devront répondre à tous les critères d’admission à l’université, notamment à celui d’apprentissage de l’hébreu.

« L’idée est d’accroître le pluralisme de l’université sans sacrifier la norme des étudiants », a déclaré au Times of Israël le professeur Assaf Friedler, vice recteur de l’université, afin de reconnaitre la diversité de la population de Jérusalem, où se situe l’université.

Friedler a déclaré que l’université n’examinait pas la qualité des examens du taujihi, mais que l’institution pensait que des scores élevés aux examens palestiniens étaient un bon indicateur de réussite académique.

Ce programme pilote pourra « tester » cette théorie, a déclaré Friedler.

La nouvelle politique est particulièrement destinée aux habitants arabes de Jérusalem Est, dont les quartiers entourent le campus principal de l’université sur le mont Scopus.

Bien qu’ils soient résidents israéliens, la grande majorité des élèves de Jérusalem Est vont dans des écoles qui suivent le programme de l’AP, adopté après les accords de paix d’Oslo en 1993, selon un rapport publié en 2010 par la Knesset.

Selon le rapport de 2015 de l’ONG israélienne Sikkuy, qui défend l’égalité des chances, moins de 12 % des étudiants de l’université hébraïque sont arabes. Un porte-parole de l’université a cependant précisé que le nombre exact de Palestiniens inscrits était inconnu.

L’université hébraïque, l’une des meilleurs en Israël et au Moyen Orient en 2016 selon le Times Higher Education Asia University Rankings, reconnait les examens finaux de France, d’Allemagne, du Royaume-Uni, du Canada, de la Belgique, des Etats-Unis, de l’Italie, d’Afrique du Sud, de Suisse et de Hollande.

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