L’UO interdit aux femmes de servir dans ses communautés
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L’UO interdit aux femmes de servir dans ses communautés

Cette décision a été prise en réponse à la présence de quelques femmes qui assument des rôles de premier plan lors des rituels ou des prières. Elle interdit aux femmes de tenir des fonctions de guide spirituel ou de faire des sermons durant les offices

L’Union orthodoxe a adopté une nouvelle politique interdisant aux femmes de servir dans son ordre, dans ses 400 congrégations de membres à travers tous les Etats Unis.

Adopté lors d’une réunion du Bureau, le 1er février, et annoncé jeudi dans le Forward, le jugement cite la loi juive – ou halakha – qui déclare qu' »une femme ne peut être nommée pour servir dans une fonction religieuse ».

Ce jugement interdit aux femmes d’obtenir le titre de « rabbin » ou même de servir sans titre dans un rôle où elle pourrait assumer des fonctions « communes ».

Parmi ces fonctions, les jugements sur des affaires halakhiques, assumer des services religieux lors des événements du cycle de la vie, « faire des sermons depuis la chaire, présider ou ‘diriger l’office’ pendant le minian et servir formellement en tant que mentor religieux de la synagogue, enseignant ou guide spirituel ».

Sept rabbins éminents issus du courant orthodoxe moderne ont contribué à élaborer ce nouveau jugement – en réponse à un petit nombre de synagogues qui ont embauché des femmes, ordonnées par des institutions représentant des factions de gauche ou ‘libérales‘ au sein de l’orthodoxie.

La Yeshivat Maharat, basée à New York, a déjà diplômé 14 femmes.

Au moins quatre synagogues qui appartiennent à l’Union orthodoxe emploient actuellement des femmes à des fonctions religieuses, selon le Forward.

Les représentants de ces groupes ont exprimé leur déception face à cette nouvelle politique.

« Il y a différents moyens de pratiquer le judaïsme, le judaïsme orthodoxe halakhique », a déclaré Sharon Weiss-Greenberg, administratrice de l’Alliance féministe juive orthodoxe, au Forward.

« Nous sommes déçues toutefois que l’UO tente d’enterrer ce débat qui est sain et d’imposer ses règles religieuses à des centaines de synagogues, en centralisant le pouvoir… Et en ne donnant pas l’autonomie aux laïcs et aux chefs professionnels des communautés ».

Dans un communiqué qui accompagnait le jugement, l’Union orthodoxe a déclaré que « l’expérience de la synagogue serait renforcée par… une présence plus importante encore de femmes jouant le rôle de modèles, d’enseignantes et de conseillères éduquées, compétentes et engagées dans la loi juive. »

Cela encouragerait le dialogue afin que les femmes, au sein du mouvement orthodoxe, puissent assumer de “plus grands rôles laïcs et professionnels » et supprimer les « obstacles qui empêchent les femmes de davantage contribuer à notre communauté, d’une manière qui soit respectueuse de la Halakha ».

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