Macron affirme que la guerre à Gaza menace « notre sécurité collective »
Devant le Parlement britannique, le président français a appelé à un "cessez-le-feu inconditionnel" et à la coopération en vue de la reconnaissance d'un État palestinien

Lors d’une visite officielle de trois jours au Royaume-Uni cette semaine, le président français Emmanuel Macron a appelé à un cessez-le-feu à Gaza et à la coopération en vue de la reconnaissance d’un État palestinien.
« Nous nous battrons jusqu’à la dernière minute pour obtenir le cessez-le-feu, pour entamer les négociations afin d’aboutir à cette paix durable », a déclaré Macron mardi, s’exprimant en anglais devant le Premier ministre britannique Keir Starmer, au Parlement britannique.
Macron a qualifié la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas, à Gaza, de « guerre sans fin et sans objectif stratégique », ajoutant qu’elle « représente une menace énorme pour la région et notre sécurité collective ».
« Ensemble, nous appelons à la libération de tous les otages. Ensemble, nous appelons à un cessez-le-feu à Gaza. C’est une question d’urgence absolue », a-t-il poursuivi.
« Une issue politique est cruciale, et je crois en la solution à deux États comme base d’une architecture de sécurité régionale, qui permettra à Israël de vivre en paix et en sécurité aux côtés de ses voisins », a ajouté le président, appelant à « travailler ensemble afin de reconnaître un État palestinien ».
Construire « cette dynamique politique est la seule voie vers la paix », a conclu Macron, sous un tonnerre d’applaudissements.
Les propos de Macron ont été tenus quelques semaines après l’annulation d’une initiative franco-saoudienne visant à convoquer une conférence des Nations unies à New York pour relancer les efforts en faveur d’une solution à deux États, à la suite de l’Opération « Rising Lion » en Iran, une guerre aérienne de douze jours menée par Israël contre des installations nucléaires et militaires iraniennes.
La guerre à Gaza a éclaté lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Depuis lors, le Hamas a relâché 140 otages, principalement pendant les deux cessez-le-feu. En outre, le Hamas a restitué les corps de huit otages, Tsahal a sauvé huit otages vivants et a récupéré les corps de 49 autres dans la bande de Gaza.
Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent 50 otages, dont 49 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023.
Parmi eux se trouvent les corps d’au moins 28 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne, et 20 seraient encore en vie. Les autorités israéliennes ont fait part de leurs vives inquiétudes concernant le sort de deux autres personnes. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.
Plus de 57 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ne font pas de distinction entre civils et terroristes. Israël affirme avoir tué 20 000 terroristes au combat depuis janvier, et 1 600 autres terroristes à l’intérieur du pays le 7 octobre 2023.







