Mahan Air (Iran) annule sa desserte parisienne, invoque des « sanctions »
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Mahan Air (Iran) annule sa desserte parisienne, invoque des « sanctions »

Washington reproche à la compagnie d'apporter "un soutien financier matériel et technique" à la Force al-Qods, unité d'élite des Gardiens de la Révolution iraniens

Un avion du transporteur aérien privé Mahan Air sur le tarmac de l'aéroport de Sanaaa, au Yémen. Photo d'illustration (Crédit : Hani Mohammed/AP)
Un avion du transporteur aérien privé Mahan Air sur le tarmac de l'aéroport de Sanaaa, au Yémen. Photo d'illustration (Crédit : Hani Mohammed/AP)

La compagnie aérienne iranienne Mahan Air annule ses vols de et vers la France à compter du 1er avril, a-t-on appris auprès de son service client, qui invoque des « sanctions » de Paris à son encontre.

Les vols de Mahan Air de et vers l’aéroport parisien Charles-de-Gaulle sont annulés « à compter du 1er avril », a confirmé à l’AFP un opérateur du service client de la compagnie, joint par téléphone.

Plus tôt, deux Français résidant en Iran avaient indiqué avoir reçu un mail de Mahan les notifiant de l’annulation d’un voyage prévu en avril.

« C’est à cause de sanctions [françaises]. C’est ça la raison », a ajouté l’employé de Mahan.

La France a confirmé l’interdiction de desserte de son territoire, sans plus de précisions.

« La compagnie iranienne Mahan Air ne sera plus autorisée à desservir le territoire français à partir du 1er avril prochain », a-t-on indiqué au ministère français des Affaires étrangères.

Mahan Air figure sur la liste noire des entités visées par les sanctions américaines contre l’Iran depuis 2011.

Washington reproche à la compagnie d’apporter « un soutien financier matériel et technique » à la Force al-Qods (Jérusalem), unité d’élite des Gardiens de la Révolution iraniens, l’arme idéologique de la République islamique, notamment en Syrie et en Irak, ou encore d’avoir fait transiter des armes pour le compte des Gardiens à destination du mouvement terroriste chiite libanais du Hezbollah.

Fin janvier, le gouvernement allemand avait annoncé sa décision de bannir de ses aéroports Mahan Air, allant au-delà du régime de sanctions adopté par l’Union européenne contre Téhéran pour ses activités présumées d’élimination d’opposants en Europe.

Un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères avait indiqué que cette mesure était nécessaire pour « sauvegarder les intérêts de la politique étrangère et de sécurité de l’Allemagne ».

Téhéran avait alors dénoncé une décision « précipitée » et « injustifiée ».

Mahan Air, est la deuxième compagnie iranienne après Iran Air, la compagnie publique. Elle opère trois ou quatre vols hebdomadaires entre Téhéran et Paris en fonction des saisons.

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