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Malgré la pandémie, le taux de pauvreté a baissé en 2020 grâce aux aides de l’État

L'Institut national d'assurance estime le taux de pauvreté à 21 %, soit une baisse de 0,6 %; la qualité de vie a augmenté de 2,4 % - sans aide de l'État, elle aurait baissé de 10 %

Photo d'illustration d'une pauvre femme mendiant à Jérusalem. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Photo d'illustration d'une pauvre femme mendiant à Jérusalem. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Malgré la pandémie et ses ravages économiques à grande échelle, l’année 2020 a été un peu meilleure que 2019, avec un taux de pauvreté légèrement inférieur en Israël grâce à l’intervention du gouvernement, indique un rapport mercredi.

Le rapport annuel de l’Institut national d’assurance a montré que 1,92 million d’Israéliens étaient considérés comme pauvres en 2020 – 21 % de la population, soit une légère baisse par rapport aux 21,6 % de l’année précédente. Parmi eux, 864 600 enfants et 158 700 personnes âgées.

Le rapport définit comme pauvre toute personne gagnant moins de la moitié du revenu médian du pays, soit 2 811 NIS par mois en 2020. Le seuil de pauvreté a augmenté de 2,4 % par rapport à l’année précédente.

Selon le rapport, la qualité de vie en Israël a augmenté de 2,4 % – une hausse plus modérée que les années précédentes – mais sans les versements du gouvernement et les aides publiques, elle aurait fortement baissé d’environ 10 %.

Un jeune garçon juif en train de manger au centre Yad Ezra V’Shulamit à Jérusalem, qui sert un déjeuner chaud tous les jours à plus de 1 200 enfants vivant sous le seuil de pauvreté, le 27 septembre 2011. Illustration. (Crédit : Uri Lenz/Flash90)

Le coefficient de Gini, qui mesure le niveau d’inégalité des revenus, a augmenté de manière significative – 4,2 % – en 2020, selon le rapport.

La pandémie a eu moins d’impact sur les 10 % de personnes gagnant le plus d’argent en Israël, et leurs revenus ont même augmenté en 2020. Elle a également eu un effet moindre sur les 10 % de salariés les moins bien rémunérés, dont beaucoup n’avaient pas d’emploi avant même que les mesures de confinement du coronavirus ne fassent grimper le chômage à des niveaux records. En revanche, elle a touché le reste de la population active.

« La pandémie de coronavirus et la réponse qui lui a été apportée ont entraîné une grave crise économique en 2020 », indique le rapport.

« L’atteinte aux revenus a touché la plupart des populations salariées, mais les populations particulièrement touchées étaient les parties les plus faibles de la population active, dont le salaire était déjà faible avant la crise », précise le rapport, ajoutant que l’aide gouvernementale a permis de compenser cela.

Un ultra-orthodoxe donne de la monnaie à une mendiante le long de l’escalier qui mène du quartier juif de la Vieille ville à Jérusalem au mur Occidental, le 26 février 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Les prédictions pour 2021 étaient plus sombres, principalement en raison de l’annulation des versements.

Cependant, le rapport était basé – pour la deuxième année consécutive – uniquement sur les données administratives de l’Institut national d’assurance, puisque le Bureau central des statistiques (CBS) n’a pas encore fourni ses chiffres.

« Ce qui ressort le plus du rapport sur la pauvreté, c’est que lorsque l’État intervient et a une politique de protection sociale, il aide les populations marginalisées et les sauve de la pauvreté », a commenté le ministre de la protection sociale Meir Cohen, qui est entré en fonction en juin 2021 et n’était pas ministre en 2020.

« S’il y a quelque chose qui me fait perdre le sommeil, c’est la pauvreté et les inégalités, c’est pourquoi le rapport me précise que les mesures qui ont été prises l’ont été au profit des populations les plus faibles », a-t-il ajouté.

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