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Malgré toutes les preuves, le Hamas dit ne pas avoir voulu cibler les civils le 7 octobre

Dans un document de 16 pages rédigé pour "clarifier" ses massacres barbares, la branche palestinienne des Frères musulmans parle de complotisme et prétend n'avoir ciblé que des militaires

Des terroristes palestiniens transportant l'otage Adina Moshe, de sa maison du kibboutz Nir Oz vers la bande de Gaza, le 7 octobre 2023. (Crédit : AP Photo)
Des terroristes palestiniens transportant l'otage Adina Moshe, de sa maison du kibboutz Nir Oz vers la bande de Gaza, le 7 octobre 2023. (Crédit : AP Photo)

L’aile armée du Hamas, à l’origine du massacre sauvage de centaines de civils dans le sud d’Israël, le 7 octobre, ne croit pas aux violences faites aux femmes, aux enfants ou aux personnes âgées, a-t-elle affirmé dimanche dans un rapport inédit de 16 pages consacré aux atrocités commises sur le sol israélien, pendant ce Shabbat noir, un document qui a été intitulé : « Notre narratif : L’opération Déluge d’Al-Aqsa ».

L’objectif poursuivi par la publication de ce rapport, ont fait savoir les Brigades Ezzedine al-Qassam, est « de clarifier devant les peuples libres du monde la réalité de ce qui est arrivé le 7 octobre ; les motivations qui en sont à l’origine dans le contexte général en lien avec la cause palestinienne… et de remettre les faits en perspective ».

L’assaut du 7 octobre – « l’Opération Déluge al-Aqsa » – avait commencé aux premières heures de la matinée, le jour de la fête juive de Simhat Torah, quand des milliers de terroristes placés sous l’autorité du Hamas avaient franchi la frontière avec Israël, massacrant environ 1 200 personnes, des civils en majorité dont la plus jeune avait 10 mois, et kidnappant 253 personnes, prises en otage dans la bande de Gaza et dont le plus jeune n’avait pas encore 9 mois. Les hommes armés s’étaient livrés à des actes de violence horribles teintés de sadisme, à des mutilations, à des violences sexuelles et ils avaient semé la désolation dans les communautés du sud du pays, qui avaient été en grande partie brûlées.

364 festivaliers venus à une rave-party avaient été massacrés ; des familles entières avaient été brûlées vives dans leurs habitations et des parents avaient été abattus sous les yeux de leurs enfants. Des bébés et des enfants avaient été tués ou emmenés en captivité. De nombreuses vidéos attestent de la réalité de ces civils pris systématiquement pour cible par les terroristes, des images qui ont été partagées et fêtées par le Hamas lui-même…

Des instances internationales – notamment les Nations unies et la Cour pénale internationale – ont ouvert des enquêtes sur de possibles crimes contre l’Humanité commis le 7 octobre, reconnaissant la gravité des atrocités perpétrées par le groupe terroriste dont les membres s’étaient livrés à des viols, à des agressions sexuelles, à des actes de mutilation et de torture. Des faits qui ont depuis été largement étayés.

Malgré (tout) cela, le rapport du Hamas, qui a été publié en anglais et en arabe, a rejeté les preuves pourtant accablantes de son déchaînement meurtrier, dénonçant ce qu’il a appelé « des mensonges complets et fabriqués de toute pièce ».

Des Palestiniens de Gaza sur un char israélien capturé pendant l’assaut meurtrier du 7 octobre dans le sud d’Israël, une photo qui se trouve en couverture d’un rapport émis par le Hamas et intitulé : « Notre narratif : L’Opération Déluge al-Aqsa, le 21 janvier 2024. (Capture d’écran : used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)

« Éviter les atteintes faites aux civils, en particulier aux enfants, aux femmes et aux personnes âgées et un engagement religieux et moral de la part de tous les combattants des Brigades Al-Qassam », affirme le rapport, qui établit que « les combattants palestiniens voulaient éviter de nuire aux civils, même si la résistance ne possède pas d’arme de précision, » alors qu’il détient encore des otages civils.

« De plus, si des civils ont été pris pour cible dans certains cas, cela a été accidentel et dans un contexte d’affrontements avec les forces de l’occupation », assure le Hamas dans son rapport, même si de nombreuses images montrent clairement des civils victimes d’attaques brutales alors qu’aucun soldat israélien n’est en vue.

Les terroristes étaient équipés de caméras GoPro dont certaines ont été récupérées par les forces de sécurité israéliennes. Des séquences filmées les montrent notamment en train de s’en prendre à des habitations civiles ou d’ouvrir le feu sur des corps sans vie de civils, dans les rues ; de décimer les participants du festival de musique électronique Supernova ; de jeter des grenades dans les pièces blindées où se réfugiaient des familles terrifiées ; de mettre le feu aux maisons ou d’enlever des civils blessés et en état de choc (avec, parmi eux, des personnes âgées) pour les prendre en otage à Gaza.

Des policiers évacuant une femme et un enfant d’un site touché par une roquette tirée depuis la bande de Gaza, à Ashkelon, dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023. (Crédit : Tsafrir Abayov/AP Photo)

Sur les images, les terroristes raillent leurs victimes et ils rient bruyamment alors qu’ils sont en train de commettre leurs actes. Dans certains cas, les hommes armés ont diffusé en direct leurs violences brutales en direct sur les pages Facebook de leurs victimes après s’être emparés de leur téléphone.

D’autres vidéos de l’assaut ont pu être obtenues par le biais des caméras de sécurité dans les kibboutz, des caméras embarquées dans les voitures et à partir des images tournées par les caméras de surveillance.

« Peut-être que certaines défaillances ont pu avoir lieu lors de la mise en œuvre de l’Opération Déluge d’al-Aqsa », dit le rapport qui ajoute que si tel a été le cas, cela a été le fruit « de l’effondrement rapide du système sécuritaire et militaire israélien et du chaos consécutif qui a été entraîné le long de la clôture frontalière avec Gaza ».

Des terroristes du Hamas à l’entrée du kibboutz Sufa, dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023, sur des images filmées par le Hamas et diffusées sur la Douzième chaîne le 31 décembre 2023. (Crédit : Capture d’écran ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Dans l’incapacité de rejeter totalement les preuves d’attaques menées contre les civils au cours de son assaut, le Hamas, dans son rapport, adopte une approche qui a gagné en popularité auprès des complotistes dans le sillage du 7 octobre, attribuant les victimes civiles aux actions de l’armée israélienne.

« Le meurtre brutal de civils est une approche systématiquement adoptée par l’entité israélienne, l’un des moyens d’humilier le peuple palestinien », assure ainsi le groupe terroriste. « Le meurtre en masse des Palestiniens à Gaza est la preuve claire de cette approche, » tente-t-il de justifier.

Les terroristes enlèvent Yarden Bibas et l’emmènent à Gaza depuis le kibboutz Nir Oz, un kibboutz proche de la frontière avec Gaza, le 7 octobre 2023. (Crédit : AP Photo)

Le rapport s’intéresse ensuite à la question des otages israéliens – 132 se trouveraient encore entre les mains du Hamas, à Gaza. Tous ne seraient plus en vie.

Se référant aux 105 otages qui ont été libérés, fin novembre, pendant une trêve qui a duré une semaine, le rapport déclare que « comme un grand nombre de personnes en attestent, le mouvement du Hamas s’est occupé de manière positive et bienveillante de tous les civils qui ont été détenus à Gaza ».

Le document ne précise pas comment un si grand nombre de civils, notamment plus de 30 enfants âgés de moins de 18 ans et un nouveau-né, ont fini en captivité au sein de l’enclave côtière si le groupe terroriste a, en effet, évité de les prendre pour cible, comme il l’affirme par ailleurs.

Des terroristes palestiniens enlevant une civile israélienne, au centre, identifiée plus tard comme étant Yaffa Adar, âgée de 85 ans, du kibboutz Nir Oz pour la conduire dans la bande de Gaza, le 7 octobre 2023. (Crédit : Hatem Ali/AP Photo)

Alors qu’il est vrai que certains otages avaient paru sourire et même remercier leurs geôliers lorsque ces derniers les avaient confiés aux soins de la Croix rouge, après plus de 50 jours de captivité, fin novembre, ces images avaient été largement mises en scène, filmées par des terroristes du Hamas ou du Jihad islamique palestinien. Les responsables de la Santé ont depuis confirmé que les otages avaient été placés par leurs ravisseurs dans l’obligation de prendre des calmants de manière à garantir qu’ils obéiraient aux ordres avant leur transfert à la Croix Rouge.

Depuis qu’ils ont été libérés, un grand nombre d’anciens otages ont parlé avec franchise de leur captivité et des conditions brutales de cette dernière.

Les membres des familles des enfants retenus en otage dans la bande de Gaza ont expliqué que les plus jeunes avaient, entre autres, été menacés à l’aide d’une arme à feu à de multiples reprises pendant leur captivité et qu’ils n’avaient pas l’autorisation de parler.

Une chambre d’enfants après le massacre perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas du 7 octobre, au kibboutz Nir Oz, le 19 octobre 2023. (Crédit : Francisco Seco/AP Photo)

Deux petits enfants, Ariel Bibas, quatre ans et Kfir Bibas, un an, seraient encore détenus à Gaza avec leur mère, Shiri Bibas.

Leur père, Yarden Bibas, est gardé en captivité séparément de son épouse et de ses enfants depuis que la famille a été enlevée, le 7 octobre, et l’ancienne otage Nili Margalit a assisté avec dégoût au moment où les terroristes du Hamas lui avaient dit que Shiri et les deux garçons étaient morts – des décès que l’armée n’a pas confirmé.

Kfir Bibas et sa mère Shiri Bibas, qui ont été enlevés à Gaza par des terroristes du Hamas, ainsi que le frère de Kfir, Ariel, et son père, Yarden, au kibboutz Nir Oz le 7 octobre 2023. (Crédit : Autorisation)

La quatrième section du rapport s’intitule : « Un rappel au monde : Qu’est-ce que le Hamas ? ». Il s’agit d’un résumé de la doctrine du groupe terroriste, doctrine qui a été aseptisée et remise à jour en 2017. Elle avait été initialement présentée en 1988 et elle continue, par ailleurs, à prôner officiellement la destruction totale d’Israël.

« Le Hamas affirme que son conflit avec le projet sioniste n’est pas un conflit l’opposant aux Juifs en raison de leur religion », dit le document, citant sa doctrine de 2017 qui a été minutieusement expurgée de ses références nombreuses « aux Juifs », omniprésentes dans la doctrine de 1988.

Même si le Hamas déclare n’être opposé à Israël qu’en tant que « projet sioniste » à la fin de son rapport – niant ainsi tout caractère antisémite de son entreprise – le premier chapitre du document, appelé : « Pourquoi l’Opération Délugie d’Al-Aqsa ? », établit que « Les Juifs sont parvenus à prendre le contrôle » des terres palestiniennes lorsqu’ils étaient arrivés dans la Palestine qui était placée sous mandat britannique, avant 1948.

De plus, un principe qui se trouve au cœur des affirmations faites par le Hamas contre Israël est la théorie du complot de longue date laissant entendre que l’État juif tenterait ouvertement de détruire la mosquée al-Aqsa, sur le mont du Temple, pour des raisons religieuses, niant que le site – le plus sacré du judaïsme – ait une signification très particulière pour les Juifs.

Dans la section finale du document figurent des instructions « à l’intention de tous les peuples du globe » qui sont ainsi appelés à « soutenir la résistance des Palestiniens ».

« Nous appelons tous les peuples libres du monde… à initier un mouvement de solidarité global avec le peuple palestinien et à souligner les valeurs de justice, d’égalité, le droit des peuples à vivre dans la liberté et dans la dignité », est-il écrit dans le document.

Dans la même veine, Abbas Zaki, membre du Comité central du Fatah, a déclaré samedi devant les caméras d’Al-Jazeera que « personne n’a attaqué Israël » le 7 octobre.

Dans un message audio qui a été traduit par le Middle East Media Research Institute (MEMRI), Zaki déclare au journaliste que « c’est Israël qui attaque Gaza, personne n’a attaqué Israël » et il affirme que l’État juif n’a pas le droit à l’auto-défense contre le Hamas et que les villes israéliennes qui ont été prises d’assaut, le 7 octobre, « font partie intégrante de Gaza ».

L’officiel du Fatah n’a pas semblé expliquer pourquoi Israël n’était pas en droit, semble-t-il, de se défendre si le pays n’a, en effet, pas été attaqué le 7 octobre.

Le Fatah, le parti politique au pouvoir qui contrôle l’Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas, affirme avoir une politique de « résistance non-violente ». Il n’a pas condamné les attaques du 7 octobre et il n’a pas pris ses distances face aux propos incendiaires qui ont pu être tenus par ses responsables en soutien au massacre commis dans le sud d’Israël.

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