Manifestations contre le service militaire à Jérusalem et à Bnei Brak
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Manifestations contre le service militaire à Jérusalem et à Bnei Brak

Les rues de la ville de Bnei Brak ont été bloquées pour protester contre la condamnation de 12 déserteurs ; La police a procédé à 33 arrestations

Manifestation ultra-orthodoxe à Bnei Brak, le 20 novembre 2017 (Crédit : Police israélienne)
Manifestation ultra-orthodoxe à Bnei Brak, le 20 novembre 2017 (Crédit : Police israélienne)

Les manifestants qui protestaient contre le service militaire obligatoire ont bloqué lundi les rues de la ville de Bnei Brak, au centre du pays, pour protester contre la condamnation de 12 déserteurs, qui écopent d’une peine de prison allant de 40 à 90 jours.

Les affrontements entre policiers et manifestants ultra-orthodoxes ont fait plusieurs blessés.

La police a indiqué avoir procédé à 28 arrestations, pour troubles à l’ordre public. Certains d’entre eux ont lancé des pétards en direction des forces de l’ordre. Une dizaine de blessés ont été pris en charge par les services de secours.

Une deuxième manifestation s’est organisée à Jérusalem, en présence de la police, autour d’un centre d’intégration de l’armée, sur Rashi Street, a indiqué la police, où aucun blessé ni arrestation n’ont été signalés.

Dimanche, 22 personnes ont été arrêtées.

En réponse à ces peines, le Comité du salut du monde de la Torah – responsable de l’organisation des récents mouvements de protestation contre le service militaire – a émis un appel dimanche demandant un passage à l’action et des centaines de personnes sont descendues dans les rues de la capitale, de Bnei Brak et de Beit Shemesh, qui sont toutes des municipalités comptant une importante population ultra-orthodoxe.

Le rabbin Shmuel Auerbach, leader de la communauté ultra-orthodoxe lituanienne de Jérusalem, avait déclaré : « C’est une obligation de descendre dans les rues et de protester pour l’honneur de la Torah, qui se trouve humiliée à ses fondements par le recrutement des étudiants des yeshivas et leur incarcération prolongée », a fait savoir la chaîne Hadashot (ancienne Deuxième chaîne).

La question entre dans le cadre d’un débat vieux d’une décennie sur le service militaire obligatoire des jeunes ultra-orthodoxes (La communauté ultra-orthodoxe représente environ 10 % de la population israélienne) qui font leurs études dans les yeshivas, comme c’est le cas de tous les autres jeunes adultes en Israël. Après avoir atteint l’âge de 18 ans, les hommes doivent effectuer leur service pendant 32 mois et les femmes pendant 24 mois.

Au début de l’année, la Haute-cour de justice a rejeté une loi qui exemptait les jeunes hommes ultra-orthodoxes faisant des études religieuses du service militaire, disant qu’une telle législation sapait l’égalité sociale. La décision soulève la possibilité d’obliger ces jeunes à faire leur service – une proposition hautement controversée qui a des implications au niveau politique. La Haute-cour a suspendu toutefois sa décision pour une année pour permettre de préparer un nouvel arrangement, donnant au gouvernement l’option d’adopter une nouvelle loi.

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