Marc Klionsky, maître du portrait, est mort à 90 ans
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Marc Klionsky, maître du portrait, est mort à 90 ans

L’émigré juif soviétique à New York a gagné une renommée mondiale en peignant Golda Meir, Elie Wiesel, Dizzy Gillepsie et B.B. King

Marc Klionsky peint l'un de ses célèbres portraits. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Marc Klionsky peint l'un de ses célèbres portraits. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Marc Klionsky, émigré juif soviétique à New York devenu célèbre dans le monde entier en peignant les portraits de personnages célèbres comme Golda Meir et Elie Wiesel, est mort.

Klionsky, qui est décédé le mois dernier à 90 ans, a été le plus jeune artiste à voir ses tableaux exposés dans la célèbre galerie Tretiakov de Moscou.

Ses œuvres ont été exposées dans le monde entier, notamment en Europe et en Israël, en Chine, au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

En plus de Golda Meir, ancienne Première ministre israélien, et d’ Elie Wiesel, lauréat du Nobel de la Paix décédé l’année dernière, Klionsky a peint les portraits de musiciens comme Dizzy Gillespie et B.B. King, et de géants de l’industrie comme Armand Hammer, entre autres.

Marc Klionsky. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Marc Klionsky. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Klionsky, né en Russie d’un père maître imprimeur, s’est formé dans les meilleures écoles de Russie et a commencé à travailler comme artiste au début de son adolescence. Sa famille a échappé à la Shoah quand son père a convaincu 200 personnes de son quartier de se rendre à Kazan, en Russie orientale, loin de l’armée nazie.

Il s’est ensuite échappé en 1974 avec sa famille depuis la Russie, en raison de l’antisémitisme et de l’absence de liberté artistique, d’abord à Rome puis à New York.

Dans le préambule d’un livre sur l’œuvre de Klionsky, Wiesel, dont Klionsky a sculpté la médaille du Nobel de la Paix, a écrit : « Peintre sur le thème du retour ou de la mémoire, ou les deux, Marc Klionsky nous propose les multiples visages qui ont hanté son passé et le nôtre. Il suffit de les voir pour comprendre son itinéraire, de Leningrad à Manhattan. Il suffit de les étudier pour se rappeler des évènements qu’ils ont incarnés. Pour Marc Klionsky, le mystère de la souffrance et de la transformation est dans le visage humain. »

Klionsky laisse derrière lui sa femme Irina, épousée il y a 58 ans, deux filles, quatre petits-enfants, et une sœur.

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