Marche des fiertés à Istanbul : 25 arrestations
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Marche des fiertés à Istanbul : 25 arrestations

Le photographe de l'AFP Bülent Kiliç, a notamment été interpellé pendant qu'il couvrait la "marche des fiertés" d'Istanbul interdite par les autorités

Des manifestants interpellés par la police dans le centre d'Istanbul, le 26 juin 2021, pendant la Gay Pride. (Crédit : AP Photo/Emrah Gurel)
Des manifestants interpellés par la police dans le centre d'Istanbul, le 26 juin 2021, pendant la Gay Pride. (Crédit : AP Photo/Emrah Gurel)

Les forces de l’ordre turques ont interpellé plusieurs manifestants rassemblés dans une rue de Taksim, un quartier central d’Istanbul qui accueille traditionnellement la Gay Pride.

Portant des drapeaux arc-en-ciel et scandant des slogans pour souligner « l’existence » des LGBT, les manifestants ont tenté de contourner la police par les rues situées à l’arrière, mais ont été violemment dispersés.

« Nous ne faisons de mal à personne. Pourquoi (ne nous laissez-vous pas passer) ? À cause de cela? », hurlait un manifestant à des policiers en montrant sa main tenant celle d’un autre homme, a raconté une journaliste de l’AFP sur place.

Le photographe de l’AFP Bülent Kiliç, qui a été interpellé pendant qu’il couvrait la « marche des fiertés » d’Istanbul interdite par les autorités, a été libéré samedi soir.

Détenu quelques heures durant dans un commissariat d’Istanbul, il a été relâché en début de soirée.

Le journaliste a dit avoir porté plainte pour « arrestation violente » contre les policiers qui l’ont plaqué au sol et ont fait pression avec leurs jambes sur son cou et sur son dos.

M. Kiliç a aussi affirmé que sa caméra avait été endommagée au moment de son interpellation.

La direction de l’AFP a protesté contre « la violente interpellation » de son photographe « alors qu’il ne faisait qu’accomplir son travail de journaliste ».

L’ONG Reporters Sans Frontières en Turquie a aussi condamné cette arrestation.

Après une spectaculaire marche des fiertés qui a réuni en 2014 plus de 100.000 personnes à Istanbul, les autorités turques l’ont interdite année après année, officiellement pour des raisons de sécurité.

Les associations LGBT dénoncent une « campagne de haine » orchestrée depuis des années à leur encontre par le gouvernement turc, au risque d’encourager les violences contre une communauté particulièrement vulnérable.

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