Marine Le Pen affirme être « chassée » de sa banque, HSBC
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Marine Le Pen affirme être « chassée » de sa banque, HSBC

Plusieurs responsables frontistes ont déjà indiqué que la Société générale avait demandé au FN de clôturer les comptes ouverts dans son établissement

Marine Le Pen pendant la visite de l'usine Fermap de Forbach, dans l'est de la France, le 18 janvier 2017. (Crédit : Patrick Hertzog/AFP)
Marine Le Pen pendant la visite de l'usine Fermap de Forbach, dans l'est de la France, le 18 janvier 2017. (Crédit : Patrick Hertzog/AFP)

La présidente du Front national Marine Le Pen dénonce mercredi dans un tweet une « persécution bancaire » qui « devient personnelle », affirmant avoir été « chassée » de sa banque, HSBC.

« La persécution bancaire devient personnelle: M. (Thomas) Vandeville, patron de la HSBC, me chasse de la banque dont je suis cliente depuis 25 ans. Je diffuserai l’enregistrement de la conversation lors de ma conférence de presse à 11H30 », a tweeté Mme Le Pen.

« Nous ne débattons publiquement pas de nos relations avec nos clients », a déclaré une porte-parole de HSBC France interrogée par l’AFP. « Les relations que nous entretenons avec eux sont régies par un ensemble d’obligations réglementaires auxquelles nous nous conformons », a-t-elle ajouté.

La présidente du FN doit tenir en fin de matinée une conférence de presse sur le thème « la démocratie française menacée par les oligarchies financières ».

Plusieurs responsables frontistes avaient déjà indiqué mardi que la Société générale avait demandé au Front national de clôturer les comptes ouverts dans son établissement.

Le groupe Société Générale, accusé par le Front National de discrimination après la clôture de plusieurs comptes du parti, a défendu mercredi une décision de nature « exclusivement bancaire » et « donc sans aucune considération politique ».

« Les décisions du groupe Société Générale en matière d’ouverture et fermeture de compte sont de nature exclusivement bancaire dans le respect des exigences réglementaires, et donc sans aucune considération politique », a fait savoir la banque dans un bref communiqué.

Le Front national et sa présidente Marine Le Pen ont annoncé mercredi leur intention de porter plainte contre la banque, dénonçant une « fatwa bancaire » et accusant cette dernière de « discrimination ».

En cause, un courrier daté du 27 juillet de la Société Générale, dans lequel l’établissement indique n’avoir « plus convenance à maintenir la relation de comptes » avec le FN, et dénonce six comptes du parti ainsi que les comptes d’une quinzaine de fédérations.

Faute d’avoir trouvé une autre banque, le FN a saisi la Banque de France, qui a enjoint le Crédit du Nord, filiale de la Société générale, d’ouvrir un compte.

Wallerand de Saint Just (Crédit : CC BY 3.0)

Mais, selon le trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just, la banque nordiste refuse au parti de disposer de chéquier, les sorties ne pouvant se faire que par virement, et empêche que les dons puissent se faire par carte bancaire via le site internet du parti, ne permettant les entrées que par chèques et virements.

« Un mandataire financier du Front National a sollicité la Banque de France pour bénéficier du droit au compte en tant que particulier. Le Crédit du Nord a répondu aux exigences de la Banque de France et a mis en application les services requis dans le cadre de la réglementation du droit au compte », a assuré de son côté Société Générale dans le communiqué.

Si le FN refuse de communiquer le solde actuel, selon lui positif, de son compte – « il s’agit du secret de notre fonctionnement » -, il assure qu’il n’a pas connu « le moindre incident de compte », alors qu’il revendique « plusieurs dizaines de milliers d’adhérents » et « des ressources stables ».

Le FN explique en outre qu’il a contracté un prêt de 9,3 millions d’euros, mais que celui-ci arrive à échéance en 2019.

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